Les infrastructures restent interdites au fonds souverain norvégien
Le gouvernement norvégien ne compte pas autoriser son fonds souverain à investir dans les infrastructures. Norges Bank IM (NBIM), qui affiche 915 milliards de dollars sous gestion, réclamait le droit de consacrer jusqu'à 5% de ses actifs en infrastructures pour diversifier ses sources de rendement. Il était soutenu par des parlementaires qui souhaitait que le fonds soutienne le secteur de l'énergie renouvelable.
«L’autorisation d’investir dans les infrastructures non cotées n’est pas une question liée au climat, mais avant tout aux risques auxquels le fonds devrait être exposé, a indiqué la ministre des Finances norvégienne, Siv Jensen, pour expliquer sa décision. Un fonds souverain transparent et soutenu politiquement comme le nôtre n’est pas adapté pour porter les risques particuliers que posent de tels investissements, comparé à d’autres investisseurs».
Oslo envisage en revanche d’autoriser son fonds souverain à investir dans des entreprises non cotées à partir de 2018, indique un document publié vendredi par le ministère des Finances. Jusqu'à présent, Norges Bank IM ne peut investir qu’au capital de sociétés cotées en Bourse ou en passe de l'être. Le rapport confirme aussi une mesure annoncée en février, à savoir que NBIM pourra porter de 62% à 70% son allocation en actions.
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