Les hedge funds enregistrent de piètres performances en 2012
Avec un gain de 0,05% en juin, les fonds ont progressé de 1,7% depuis le début de l’année, moins que les indices boursiers et obligataires
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Virginie Deneuville
Photo: PHB/Agefi
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Les hedge funds enregistrent une timide progression depuis le début de l’année. Avec un gain symbolique de 0,05% en juin, les fonds ont crû de 1,7% sur les six premiers mois de 2012, selon l’indice de référence Hedge Fund Research (HFR). Après une hausse de près de 5% sur les deux premiers mois, le secteur a enchaîné trois mois consécutifs de repli, incluant un recul de 2,4% lors de la période volatile du mois de mai.
Cette progression semestrielle se révèle inférieure à celles des marchés boursiers américains, les indices S&P 500 et Dow Jones ayant crû respectivement de 8,7% et 5,4%. La performance des hedge funds s’établit également en-dessous de celle des marchés obligataires, l’indice Barclays Capital governement / credit bond ayant augmenté de 2,8% sur la période.
Alors que la majorité des gains enregistrés par les marchés actions en juin «est intervenue à la fin du mois, le sentiment des investisseurs s’étant amélioré dans l’espoir de plus de stabilité en Europe, les hedge funds n’ont pas participé au rally boursier en raison de leurs expositions prudentes et ont enregistré des pertes sur leurs positions vendeuses», relève Charles Gradante, dirigeant au sein de la société de conseil en gestion alternative Hennessee Group.
La performance des fonds d’arbitrage sur le premier semestre «s’est révélée positive, mais les gains ont été atténué en raison de l’importante incertitude entourant la crise de la dette souveraine européenne et les élections. Alors que ces sujets avancent, la tolérance au risque des investisseurs devrait s’accroître et générer de solides performances pour les hedge funds», explique à L’Agefi Kenneth J. Heinz, président de HFR. Sur les six derniers mois de l’année, les performances devraient être soutenues par les stratégies axées sur les marchés émergents (+1% sur le premier semestre) et celles couvrant les actions, selon le président.
Cette performance globale masque toutefois des divergences marquées entre stratégies. Parmi les quatre catégories répertoriées par HFR, seules les stratégies macro (basées sur l’analyse des tendances de marché) ont enregistré un recul, de 0,6%. Les stratégies actions et event driven (axées sur les titres de sociétés en réorganisation et en faillite) ont crû de 2,1% et 2,4%, tandis que les stratégies relative value (exploitant les inefficiences de marché) ont progressé de 4,3%.
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