Les grandes surfaces pénalisent le marché de bureaux francilien
Le ralentissement du marché de l’immobilier de bureau francilien s’est accentué au troisième trimestre avec seulement 424.200 m² de bureaux commercialisés, soit une chute de 48% sur un an. Le mois d’octobre confirme cette tendance, avec une baisse des transactions qui atteint 17% sur douze mois glissants par rapport à fin juillet, selon les chiffres fournis par BNP Paribas Real Estate. Le quartier central des affaires de Paris tire son épingle du jeu avec une hausse des volumes de 1%, alors que la première et la deuxième couronne s’effondrent de respectivement 28% et 20%. La demande placée depuis le début de l’année a accusé un recul de 28% sur un an, pour tomber à 1,3 million de m² fin septembre.
«L’éclaircie entrevue en juillet avec le meilleur niveau de transactions de l’année a été balayée par une absence totale d’activité en août et une rentrée de septembre atone. La demande patine, voire cale et par voie de conséquence le marché plonge», explique Marc-Henri Bladier, directeur général de DTZ Jean Thouard. En cause: le coup d’arrêt constaté sur les surfaces supérieures à 5.000 m², avec des volumes de transactions sur douze mois glissants en chute de 32% entre fin juillet et fin octobre. Les transactions sur très grandes surfaces supérieures à 30.000 m² ont été réduites à deux seulement à fin septembre, contre sept un an auparavant.
Dans ce contexte, l’offre immédiate continue d’augmenter, de 6% en un an à fin septembre, avec près de 3,8 millions de bureaux disponibles en Ile-de-France. L’Ouest parisien et La Défense accusent des vacances en hausse de 14% et 58%. «Une baisse des prix, notamment dans Paris Centre Ouest, pourrait se dessiner et permettre de relancer un certain nombre de négociations restées en suspens», anticipe néanmoins CBRE.
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