Les gestions du « Panel Agefi » renforcent l’aspect défensif de leur portefeuille
Prudemment, les gérants s’écartent des secteurs très liés à la croissance économique, comme l’industrie et les matériaux
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Bruno de Roulhac
Plus que jamais la prudence s’impose en cette période de forte volatilité. Aussi, les gestions du Panel Agefi Secteurs accentuent l’aspect défensif de leur portefeuille. Un pari qui semble le plus sûr dans un contexte économique toujours incertain. En premier lieu, les gérants sont revenus sur les biens de consommation de base et surpondèrent désormais de près d’un point le MSCI EMU. BNP Paribas AM, AGF AM et Credit Suisse AM y consacrent même plus de 12 % de leur portefeuille. Les gestions ont opéré le même mouvement, mais avec moins d’amplitude, sur la consommation discrétionnaire, même si elles sous-pondèrent toujours l’indice de référence. Elles sont quatre (Fortis Investments, Morgan Stanley, Axa IM et Schroders) à y affecter plus de 10 % de leurs investissements.
Toujours dans ce souci de sécurité, les gestions se renforcent sur des secteurs générant des flux de trésorerie solides et récurrents, comme les télécommunications. Un secteur largement surpondéré par les membres du panel . La moitié d’entre eux y consacre au moins 10 % de leur portefeuille, notamment Groupama AM, qui s’est renforcé de 14,50 % à 17,76 %.
A contrario, les craintes de plus en plus fortes de récession outre-Atlantique, et d’une éventuelle contagion au reste du monde, incitent les gestions à revenir sur leur mouvement amorcé en début d’année, en se mettant plus à l’écart des valeurs industrielles et des matériaux, choisissant même de sous-pondérer l’indice de référence. Axa IM n’accorde même que 10,86 % de son portefeuille à ces deux secteurs, contre 18,91 % pour le Panel et 19,89 % pour le MSCI EMU.
Le léger renforcement des gestions sur les valeurs financières – de 24,24 % à 25,42 % – ne doit pas faire illusion. La confiance est loi d’être revenue sur les bancaires et malgré ce rebond, le Panel sous-pondère ce compartiment de près de trois points. D’ailleurs, la valorisation des financières reste encore proche de leur moyenne historique, ce qui n’incite pas encore à revenir dessus, en l’absence de visibilité sur leurs perspectives et d’éventuelles nouvelles mauvaises surprises.
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