Les gestionnaires sont toujours plus confiants dans le crédit
De mois en mois, les membres du Panel Agefi Crédit renforcent leur exposition au crédit. 65 % d’entre eux surpondèrent à présent la classe d’actifs, alors qu’ils n’étaient que 50 % à le faire le mois dernier. C’est notamment le cas de DWS, Axa IM et Henderson Global Investors qui affichaient une position neutre le mois dernier. Même sens d'évolution pour Groupama AM, qui était le dernier à « sous-pondérer » le mois précédent, et qui vient de passer à « neutre ».
Les gestionnaires entendent ainsi profiter de l’apaisement sur le marché de crédit. Après un premier repli en avril, l’indice iTraxx Crossover, qui mesure le coût de la protection contre le risque de défaut des signatures européennes les plus risquées, a reculé de 81 points de base (pb) à 726 pb le mois dernier. L’indice iTraxx Europe, qui se concentre sur les meilleurs émetteurs, s’est quant à lui resserré de 17 pb à 121 pb.
Pour les membres du Panel, une poursuite de cette détente est encore possible en juin. 60 % anticipent une évolution favorable des spreads, contre 44 % début mai. Axa IM, Crédit Agricole AM, DWS, Henderson Global Investors et JPMorgan relèvent ainsi leurs anticipations de « neutre » à « positive ». A l’inverse, Lazard Frères Gestion et Schroders modifient leur prévision de « positive » à « neutre » et CM-CIC AM passe même de « neutre » à « négative ».
Le marché primaire profite de l’appétit des investisseurs pour le crédit. Pas moins de 32 milliards d’euros d’obligations non financières ont été émis le mois dernier et un total de 160 milliards d’euros depuis le début de l’année.
Malgré l’amélioration de leur jugement sur le crédit, les membres du Panel restent sélectifs en matière de signatures. Leur catégorie de notation préférée est toujours « A ». Si Axa IM et LCF Edmond de Rothschild s’intéressent dorénavant aux obligations notées jusqu’à « BBB+ », CM-CIC AM, La Banque Postale AM et Pioneer Investments, qui appréciaient jusqu’alors les titres « BBB », retournent à présent sur des notations de meilleure qualité.
La duration moyenne des portefeuilles diminue légèrement à 3,87 ans. Si elle peut témoigner d’une volonté du gestionnaire de réduire le risque, elle peut aussi s’expliquer par l’arrivée dans les portefeuilles de nombreuses obligations nouvelles dont les maturités sont le plus souvent courtes ou moyennes.
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