Les gérants soutiennent l’action des fonds souverains en faveur du climat
A Paris comme à La Haye, les gestionnaires d’actifs veulent donner des preuves de leur engagement contre le changement climatique.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Annick Masounave
Les représentants de six fonds souverains et de huit gestionnaires d’actifs ont été reçus à l’Elysée le 10 juillet 2019, dans le cadre de la lutte pour le climat.
-
Annick Masounave
Le 10 juillet a été, pour l’industrie financière, une journée d’engagements en faveur de la lutte contre le changement climatique. En France, les représentants de six fonds souverains et de huit gestionnaires d’actifs ont été reçus à l’Elysée par Emmanuel Macron et Bruno Le Maire.
Un an plus tôt, ces fonds souverains (Norvège, Nouvelle-Zélande, Qatar, Arabie saoudite, Koweit, Emirats arabes unis), totalisant plus de 3.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, avaient présenté une charte détaillant leurs engagements en matière de lutte contre le changement climatique. Alimentés essentiellement par les recettes pétrolières et gazières de leur pays, ces fonds s’étaient engagés, dans le prolongement du One Planet Summit organisé en décembre 2017, à encourager les entreprises dans lesquelles ils investissent à intégrer le risque du changement climatique et à présenter des données publiques sur leur stratégie bas carbone.
En 2019, ils sont soutenus dans leurs efforts par les plus importants gestionnaires de fonds mondiaux, parmi lesquels les américains BlackRock et State Street Global Advisors et, côté européen, Amundi, BNPP AM et Natixis.
«Nous sommes fiers de faire partie des huit asset managers fondateurs engagés à lutter contre le réchauffement climatique dans le cadre du sommet One Planet aux côtés des fonds souverains du One Planet Sovereign Wealth Funds Working Group. Comme leaders de l’asset management, nous avons un rôle à jouer en matière d’investissement durable, tant pour nos clients que pour l’économie au sens large», a déclaré Frédéric Janbon, administrateur directeur général de BNPP AM.
Aux Pays-Bas, l’industrie financière a signé un engagement en présence du ministre des Finances, par lequel elle promet de contribuer à l’effort national de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement vient de finaliser un accord sur le climat, destiné à mettre en application l’accord de Paris.
Ces engagements montrent, de la part des gérants, une volonté de répondre aux critiques de plus en plus insistantes des investisseurs institutionnels. Le 9 juillet, lors des rencontres de Paris Europlace, Hiromichi Mizuno, le directeur exécutif du GPIF (Governement of Japan Pension Investment Fund), le premier fonds de pension mondial, n’a pas hésité à ironiser sur la «paresse» des gérants sur ces questions.
Face à une Europe encore captive des géants américains de la donnée ESG, EthiFinance et ESG Book s'allient avec l'espoir de construire une offre européenne capable de conquérir la finance durable mondiale.
À l'heure où certains annoncent un essoufflement de l'ESG, les chiffres racontent une autre histoire. Celle d'un marché moins euphorique, mais plus mature, dont la résilience devient peut-être le meilleur indicateur de durabilité.
La moitié du PIB mondial dépend directement de la nature, un risque encore mal intégré dans les modèles économiques que plusieurs institutions entendent mieux mesurer.
Avec l'objectif d'alléger le fardeau administratif de la mise en application de la directive CSRD pour les entreprises, la Commission européenne a enfin adopté la nouvelle version des normes de reporting sur la durabilité.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Dans son rapport censé trancher la question du périmètre des aides aux entreprises, l’organisme en préconise… deux. Toutefois, il fixe un cadre clair pour suivre et évaluer ces aides
Une majorité de sympathisants macronistes estime que l’actuel locataire de Matignon ferait un meilleur candidat que ses deux prédécesseurs, déjà lancés dans la course à l’Elysée, selon un sondage Odoxa
SERIE. L'ancien conseiller en communication du président François Hollande se met dans la peau du futur locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions