Les gérants d’actifs prennent leurs précautions avant l’été
Sur les marchés, on le sait, les étés sont parfois meurtriers. Or à quelques jours de la période estivale, une scène politique particulièrement chahutée en Europe et les nuages qui s’amoncellent dans le ciel commercial mondial semblent susciter un sentiment d’inconfort parmi les gérants d’actifs.
Résultat, un regain d’aversion au risque est manifeste parmi eux, qui se mesure à une nette repondération à la baisse de leurs investissements en actions.
Les membres du panel que sonde L’Agefi mensuellement les ont réduits de 3 points à 47%, soit nettement sous la parité où ils se cantonnaient depuis le début du printemps.
Le mouvement est général parmi les 24 sociétés de gestion interrogées, mais l’amplitude de certaines repondérations trahit une vraie anxiété.
Une demi-douzaine ont réduit leur exposition aux actions d’au moins 5 points, certains allant jusqu’à 15 voire même 30 points !
De tels mouvements sont rares et montrent à quel point l’environnement présent leur semble incertain.
Dans la plupart des cas, ce sont les obligations qui voient, en contrepartie, leur pondération augmenter dans les portefeuilles, mais parfois aussi le cash, refuge ultime en cas de très gros temps.
Pour autant, il ne semble pas que les professionnels aient des incertitudes présentes une lecture franchement pessimiste.
En moyenne, leur prévision pour le CAC 40 à 6 mois est de 5.628 points, soit proche de son plus haut niveau depuis 5 ans, et à 12 mois de 5.848 points, soit très largement au-dessus.
Cette foi en la reprise de la marche en avant des indices vaut d’ailleurs pour tous les marchés, notamment américains, malgré leurs niveaux très élevés actuels.
Dans le cas du S&P 500, ils pensent que le record établi fin janvier sera dépassé à la fin de l’année, et plus encore dans un an, à plus de 2.900 points !
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