« Les fonds flexibles ont un attrait certain dans l’environnement actuel »

Jean-Patrick Dubrun, stratégiste au sein de la gestion allocation globale et ALM de Natixis Asset Management
Bruno de Roulhac

L’Agefi: Pourquoi renforcez-vous la poche actions au détriment de l’obligataire ?

Jean-Patrick Dubrun: La comparaison du couple risque-rendement offert aujourd’hui par les actions et les obligations fait apparaître une asymétrie marquée: les obligations d’Etat ont des taux historiquement bas et une nouvelle phase de baisse à partir des niveaux actuels ne serait justifiée que par une entrée en déflation des économies sous-jacentes. Ce n’est actuellement pas notre hypothèse centrale. Si l’indice des prix de détail est effectivement bas (0,8% en glissement annualisé pour l’indice des prix à la consommation de septembre hors alimentation et énergie), sa variation annuelle (4%) n’indique pas l’imminence d’une baisse généralisée des prix. En zone euro, s’il est vrai que la surévaluation de la devise accentue les pressions déflationnistes à l’œuvre dans l’économie, le niveau actuel des taux en tient déjà compte. Du côté des actions, quel que soit l’indicateur que l’on retienne, la valorisation n’est pas excessive et intègre le ralentissement en cours de la croissance économique mondiale.

Quel type d’actif alternatif privilégiez-vous actuellement ?

Les fonds flexibles ont un attrait certain dans l’environnement actuel, particulièrement fragile. Par ailleurs, les fonds «event driven» [situations spéciales] devraient bénéficier de l’augmentation du nombre d’opérations de croissance externe que nous anticipons en 2011. En effet, en pourcentage de la capitalisation, l’activité de M&A n’a jamais été aussi basse depuis 1994 alors que le free cash-flow des entreprises est élevé et la valorisation des actifs cotés particulièrement basse.

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