« Les fondamentaux ne plaident pas en faveur du dollar »
Eric Bourguignon, responsable de la gestion taux de Swiss Life AM
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Violaine Le Gall
L’Agefi : Pour quelles raisons prévoyez-vous une remontée de l’euro face au dollar ?
Eric Bourguignon : Le récent et brutal repli de l’euro nous semble essentiellement lié aux problèmes rencontrés par les pays périphériques de la zone, et par la Grèce en particulier. Le marché se détourne en effet de l’euro car il considère que la situation de ces pays pourrait conduire à un éclatement de la monnaie unique. Il semble cependant difficilement concevable que l’Europe ne mette pas tout en œuvre pour soutenir ses membres les plus vulnérables, bien que les signes concrets de solidarité tardent à se manifester ! Cette crise de confiance réglée, les fondamentaux reprendront le dessus, et ces fondamentaux ne plaident pas en faveur du dollar dont le statut de monnaie de réserve ressortira fortement ébranlé de la crise en raison de la fuite en avant budgétaire et monétaire opérée par les Etats-Unis.
L’arrêt du programme de rachat d’actifs par la BoE est-il porteur pour la livre ?
La livre sterling est assise sur une économie exsangue. L’immobilier et les services financiers qui étaient les deux moteurs de la croissance britannique ont en effet été touchés de plein fouet par la crise, et ne devraient plus pouvoir jouer ce rôle d’entraînement qu’ils avaient par le passé. La situation financière du Royaume-Uni qui était bien plus saine que celle de nombreux pays occidentaux, s’est dégradée de façon impressionnante, et devient même préoccupante. Dans ces conditions, l’arrêt du programme de rachat d’actifs ne changera pas la toile de fond, et ne sera pas de nature à renforcer l’attrait de la livre. On peut même arguer qu’en perdant ce facteur de soutien, l’économie anglaise se prépare à de nouvelles difficultés qui seront préjudiciables au sterling.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Le président américain a indiqué vouloir proclamer le détroit d’Ormuz « territoire des Etats-Unis » après la guerre. « Le détroit d’Ormuz (…) restera iranien », lui a répondu Kazem Gharibabadi, vice-ministre des affaires étrangères iranien. D’après Brian Schwartz, journaliste au Wall Street Journal, qui cite un haut responsable de la Maison Blanche, Donald Trump « plaisantait »
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez