Les Européens engrangent deux traités sans avoir résolu le cas grec
Les chefs d’Etat se réunissent lundi pour un sommet de transition consacré aux deux textes négociés ces dernières semaines et à la croissance
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
Le pacte fiscal mis sur les rails par le conseil européen du 9 décembre devrait arriver à son terminus lundi lors d’un Conseil européen informel à Bruxelles. Théoriquement consacrée à la croissance et à l’emploi, la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement sera l’occasion de peaufiner les derniers détails du texte. «Je suis convaincu que les négociations se termineront le 30», a dit hier une source gouvernementale allemande. Quelques points d’achoppement persistent au sujet, par exemple, de la participation des Etats non membres de l’eurozone aux deux sommets (minimums) annuels prévus par le traité ou de l’automaticité des sanctions en cas de désendettement insuffisamment rapide.
L’autre traité, concernant le Mécanisme de stabilisation européen devrait, lui, être endossé, sans discussion. L’augmentation des moyens du MES, qui doit entrer en activité en juillet 2012, ne sera pas abordée avant mars. «La seule question ouverte est celle du déblocage d’une tranche supplémentaire de capital (sur 5) en 2012», explique-t-on à Berlin.
Pour relancer la croissance, qui devait être le principal point de l’ordre du jour, le débat se focalisera sur les réformes structurelles, notamment du marché du travail. Le sujet n’est pas de «déverser de l’argent sur l’Europe à coup d’arrosoir», indique une source gouvernementale allemande. La Commission a cependant chiffré les moyens mobilisables à 35 milliards d’euros (22 venant du fonds social européen, 9 des fonds régionaux et 4,8 des fonds structurels) et devrait faire des propositions pour faciliter leur déblocage.
La Grèce, qui concentre l’attention des investisseurs, «ne sera pas à l’ordre du jour», indique-t-on à Bruxelles. «Compte tenu de l’état des négociations [à Athènes], je ne vois comment cela pourrait être un sujet entre chefs», juge-t-on à Berlin. Le nouveau rapport sur la soutenabilité de la dette grecque est attendu pour février, la 7e tranche d’aide (8 milliards d’euros) pour mars et le rapport de la task force sur la modernisation de l’administration grecque, en février. Ce dernier devra «obtenir le soutien des forces politiques, au moins les trois partis présents au gouvernement», insiste-t-on à Berlin. «Nous avons deux semaines pour conclure les négociations» sur la participation du secteur privé et sur le nouveau plan d’ajustement, estimait jeudi une source diplomatique française.
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
Un décret publié le 6 août 2026 initie la réforme de l’arbitrage en France pour en moderniser la procédure. Entre suppression de l’effet suspensif du recours en annulation en arbitrage interne et prérogatives accrues du juge d'appui, le texte amorce des évolutions majeures, bien que certains choix divisent les spécialistes.
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
S&P Global relève que l'année 2026 pourrait faire figure de record pour ce marché. Néanmoins cette croissance profite désormais et presque exclusivement aux grands acteurs.
Le contexte économique mondial conduit à un rééquilibrage progressif entre marchés de proximité et marchés internationaux. Ces grandes sociétés réalisent 60% de leur chiffre d’affaires en zone EMEA, contre 57% en 2022.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le quadruple candidat insoumis, qui vient de fêter ses 75 ans, doit en partie sa force à l’invraisemblable faiblesse de ses rivaux sociaux-démocrates, suspendus à la tenue d’une primaire au mois d’octobre
La vulnérabilité des services informatiques de l'Etat, mise au jour par le piratage du fisc, et les réponses apportées par le gouvernement interrogent sur nos capacités de défense numérique