Les ETF sont les premières victimes de la chute accidentelle du Dow Jones
Le 6 mai dernier, le stress sur les marchés européens atteignaient des sommets. Pourtant le décrochage le plus violent sur les actions est venu des Etats-Unis. Le Dow Jones a perdu 9% en quelques minutes, avant de se reprendre pour finir en recul de 3,20%. L’autorité des marchés américaine, la SEC (Securities and Exchange Commission) tente depuis de comprendre les raisons qui ont provoqué ce «krach éclair». Elle a publié mardi soir son rapport préliminaire et annoncé des mesures correctrices.
Si elle n’a pas encore identifié les causes exactes de la panique boursière, elle en a par contre déterminé les victimes. Premiers sur la liste: les ETF (exchange trading funds). Le compartiment est de loin le plus touché avec 70% du total des annulations de transactions liées à des pertes supérieures à 60%.
Selon le régulateur, 160 ETF auraient temporairement perdu 100% de leur valeur. Beaucoup d’autres ont été affectés dans de moindres proportions (autour de 30% de baisse de valeur), mais en sont pour leurs pertes. Au total, 227 ETF ont subi des annulations de transactions, soit 27% des produits. Sur ses 197 produits, l’un des plus gros vendeurs d’ETF, iShares, en a eu 61 de touchés.
Pour l’autorité de marché américaine les stratégies de couverture (hedging) auraient empiré la situation pour les ETF. En effet, certains traders auraient tenté de compenser les pertes liées à la chute des prix des actions individuelles, en vendant des ETF. La SEC constate par ailleurs que la forte utilisation de produits de gestion indicielle par des investisseurs institutionnels qui s’en servent pour acquérir ou se dessaisir de larges expositions de marchés a accentué la pression sur les ETF, lorsque le marché a commencé à décliner.
Plus d'articles du même thème
-
Meilleurtaux propose une nouvelle offre de gestion sous mandat 100 % ETF avec Suravenir
Accessible en unités de compte dans des contrats d'assurance-vie, cette offre s'appuie sur les allocations du géant américain BlackRock. -
La reprise des entreprises par leurs salariés se heurte à des obstacles concrets
Le départ massif des dirigeants menace la pérennité de milliers d’entreprises. Face à ce défi démographique inédit, l’État veut accélérer la transmission, notamment en faveur des salariés, pour préserver la souveraineté économique. Si l’idée séduit sur le papier, elle bute sur des obstacles structurels qui pourraient entraver son développement. -
Aux Etats-Unis, un projet de loi chemine pour brancher les fintechs aux réseaux de la Fed
Kraken est aujourd'hui le seul acteur crypto connecté aux tuyaux de la Réserve fédérale. La loi Pace pourrait changer la donne et rendre plus facile l'intégration de nouveaux acteurs. -
Goldman Sachs paye un milliard de dollars de plus dans le dossier 1MDB
La banque américaine a trouvé un terrain d'entente pour solder une class action initiée par ses actionnaires qui lui reprochaient d'avoir minimisé son exposition dans le scandale du fonds souverain malaisien, ce qui porte l'ardoise à 6 milliards de dollars. -
Univity s’élance à son tour dans la bataille des satellites
La start-up spatiale française a bouclé une levée de fonds de série A de 27 millions d’euros. Elle se positionne sur le segment de l’orbite terrestre très basse, faisant opérer ses satellites à 375 km. Elle a signé 16 accords préalables avec des opérateurs, dont Orange. -
Saxo Banque structure son offre pour ses clients les plus fortunés
La banque d'investissement en ligne propose désormais une offre haut de gamme en misant sur un accompagnement personnalisé et un accès renforcé à ses équipes de marché.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Marie Dauvergne (BNPP AM) : « La gestion solidaire est de l'investissement, pas de la philanthropie »
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreLe commerce mondial sur le fil du rasoir
« Le modèle d’hyper-optimisation des coûts cède progressivement la place à un modèle de résilience, où la redondance et la flexibilité deviennent des priorités » -
Planche de salutLe blocage du détroit d’Ormuz, une menace pour les exportations italiennes
Même si elle résiste encore à l’export, l'économie transalpine pourrait être mise à rude épreuve par la guerre au Moyen-Orient -
Mots à mauxEcologie, wokisme, travail, Gaza, antisémitisme... S’écrire entre parents et enfants pour éviter de s’engueuler
Lettre à Clara de Robert Ménard aborde un quasi fait de société : le dialogue impossible entre générations