Les ETF séduisent dans un environnement volatil
Après une année 2008 difficile, 2009 avait été particulièrement prolifique pour les ETF (exchange traded funds). BlackRock anticipe un bon millésime pour 2010 et table sur une augmentation de 20 à 30% des encours. Après un premier trimestre encore chahuté, les ETF ont continué à collecter. Les encours atteignent 1.113 milliards de dollars fin avril, soit une augmentation de 7,4% par rapport à la même période l’année dernière, soit plus que les 2,6% gagnés par le MSCI Monde.
253 ETF ont été lancés au niveau mondial depuis un an, portant leur nombre à 2.189. Depuis le premier trimestre, il y a désormais plus de produits en Europe (932) qu’aux Etats-Unis (839). En volume, le marché américain reste cependant bien plus important que celui du Vieux Continent qui enregistre des encours trois fois inférieurs, à 234,3 milliards d’euros. Le marché européen des ETF représente en effet moins de 3% de l’ensemble de la gestion d’actifs contre 8% aux Etats-Unis. Une marge de progression qui rend l’Europe particulièrement attractive aux yeux des vendeurs d’ETF.
Cependant, malgré la guerre commerciale que se livrent les acteurs du marché, l’offre reste toujours aussi concentrée. En Europe, les trois plus gros vendeurs d’ETF (Lyxor, iShares et Deutsche bank) détiennent 72,1% du marché. Aux Etats-Unis, si Fidelity entre sur le marché, la situation est encore plus marquée. iShares, StateStreet et Vanguard se partagent 85% du marché.
Même lorsque les investisseurs se ruent sur les valeurs sûres, ils trouvent un tracker. Mercredi dernier, l’ETP SPDR gold trust a défrayé la chronique. En une journée, il a collecté 700 millions de dollars. En tonnes d’or, ses participations ont alors atteint, ce jour-là, un niveau comparable aux réserves d’or de la Suisse.
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