Les ETF collectent sur les obligations à haut rendement européennes

Les investisseurs, institutionnels principalement, sont attirés par ces fonds cotés, plus liquides que le marché sous-jacent
Violaine Le Gall

Le marché des ETF sur les obligations à haut rendement en euro a bien débuté l’année. Les trois fonds spécialisés, basés en Europe, ont collecté environ 200 millions d’euros en 2012, et de grands ETF américains s’exposent aussi sur le Vieux Continent. 14,4 milliards d’euros d’obligations high yield en euro ont été émises depuis janvier.

Le rendement offert par les obligations d’entreprises notées au mieux Baa1/BB+ a en effet attiré les investisseurs. De plus, la forme des ETF leur permet d’accéder à la classe d’actifs avec un ticket d’entrée limité et de bénéficier de la liquidité offerte par ces fonds cotés.

«Contrairement aux Etats-Unis, les investisseurs européens sur les ETF high yield sont surtout des institutionnels, explique Olivier Paquier, directeur de SPDR ETF (SSGA) en France. Au vu des due diligence pointues qu’ils mènent sur les fonds avant d’investir, ils cherchent une exposition à long terme sur le crédit high yield.»

Sur le marché primaire du haut rendement, les ETF peuvent demander des tickets importants, d’au moins 50 millions d’euros.

«A ce stade préliminaire de développement des ETF high yield, nous les accueillons favorablement. Ils représentent un apport de liquidité sur le marché, explique Tanneguy de Carne, responsable des marchés de capitaux high yield chez SG CIB. Mais il est encore un peu tôt pour porter un jugement. Nous sommes un peu circonspects sur la volatilité de leurs ordres et sur leurs réactions en cas de fortes sorties». La question de la capacité des ETF à faire face à une vague de flux vendeurs importants est d’autant plus forte que le marché sous-jacent est peu liquide, et que les banques assurent de moins en moins le rôle de teneurs de marché.

Les fournisseurs d’ETF assurent avoir conçu leurs fonds en tenant compte de ces contraintes. «Afin d’assurer la liquidité de notre fonds, nous nous basons sur un indice regroupant les valeurs les plus traitées. En outre, notre maison-mère, State Street – près de 2.000 milliards de dollars d’encours sous gestion - agrège les ordres de ses gestions au niveau mondial. Ce processus nous permet de traiter avec des contreparties internes et améliore ainsi l’accès aux titres», explique Olivier Paquier.

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