Les entreprises françaises ne sont pas pleinement entrées dans le numérique
Depuis la fin des années 1990, la France, comme la plupart des économies européennes, a subi un ralentissement marqué de la croissance de sa productivité horaire du travail et un décrochage par rapport aux États-Unis, leader technologique mondial depuis 1950, souligne le Conseil d’analyse économique (CAE) dans une note publiée en janvier 2016.
Intitulée «Comprendre le ralentissement de la productivité en France», cette analyse tire la sonnette d’alarme: «La comparaison avec les États-Unis révèle que les entreprises françaises ne sont pas pleinement entrées dans l’ère du numérique». Relativement à leurs consoeurs américaines, elles ont insusamment investi dans les technologies de l’information et de la communication.
Autre différence, alors qu’une partie importante des gains de productivité aux États-Unis a été réalisée à travers le renouvellement du tissu productif (disparition des entreprises les moins productives et croissance des plus productives), la France n’a pas connu une telle intensité de son processus de destruction créatrice, ajoute le CAE.
Selon les auteurs toutefois, «l’adoption et la diffusion plus large du numérique et le renouvellement de notre tissu productif, s’ils se produisent, apporteraient un surplus de croissance de notre productivité horaire qui pourrait être de l’ordre d’un demi-point par an sur une période de dix ans». La réalisation d’un tel scénario ne va cependant pas de soi car il suppose la mise en oeuvre de politiques favorables à la productivité.
Au vu des caractéristiques de l’économie française et des enseignements de la littérature académique, trois orientations sont proposées : (i) renforcer le niveau de compétences de la population active qui soure aujourd’hui d’un déficit de qualification important ; (ii) favoriser la croissance des entreprises les plus productives et les plus innovantes ; (iii) encourager la mobilité des actifs sans pour autant accroître la précarité sur le marché du travail.
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