Les émissions inaugurales gonflent le marché des obligations sécurisées
Les banques sont toujours plus nombreuses à se refinancer sur un segment où les spreads ont fortement baissé ces derniers mois
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Les obligations sécurisées ont toujours la cote. En septembre, 19 banques sont venues sur le marché en euro pour vendre 27 milliards d’euros de titres. Il s’agit du deuxième mois le plus actif en termes d’émissions de l’histoire, après janvier 2006. Les efforts de la Banque centrale européenne (BCE) ont porté leurs fruits. Au 5 octobre, l’institution européenne a acquis 15,6 milliards d’euros d’obligations sécurisées, à comparer à un objectif de 60 milliards d’ici juin 2010.
«Le soutien apporté par la BCE au marché au travers de son programme de rachat de titres a redonné l’envie et l’opportunité à certains émetteurs de venir sur le marché, explique Eric Cherpion, responsable adjoint de la syndication chez Société Générale. Des projets d’émissions ont abouti récemment alors qu’ils avaient été lancés en 2008».
Mi-septembre, l’italien UBI Banca a émis ses premières obligations sécurisées après près d’un an et demi d’attente. Les établissements financiers qui s’intéressent à ces instruments sont de plus en plus nombreux. National Bank of Greece, Unicaja, UBS et Barclays Bank sont ainsi venus sur le marché pour la première fois la semaine dernière.
L’avalanche d’émissions s’explique par le faible coût de ces opérations pour les banques. Comme elles sont sécurisées par des actifs, les covered bonds sont moins coûteuses que les dettes seniors. Par ailleurs, les émetteurs profitent de la nette baisse des marges, en cours depuis l’annonce du programme de la BCE au printemps dernier. L’indice iBoxx est passé de 160 points de base (pb) début juin à 78 pb hier. L’espagnol BBVA a par exemple mis à prix ses obligations sécurisées avec une marge de 30 pb la semaine dernière, le plus bas niveau sur le marché espagnol depuis près de deux ans.
Dans ce contexte, d’autres émetteurs devraient solliciter les investisseurs durant les semaines à venir. Mais un ralentissement n’est pas à exclure. «Si le rythme d’émissions se poursuit, on peut craint un éclatement de la bulle qui neutraliserait la récente évolution et marquerait le retour à la stagnation. Néanmoins, l’appétit pour les maturités longues reste fort et il reste d’importantes liquidités en réserve», indiquent les analystes de Natixis. Pour Eric Cherpion, «il existe un petit risque d’écartement des spreads. Mais il devrait rester limité compte tenu du soutien apporté au marché des covered bonds par la BCE», explique Eric Cherpion.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances