Les émergents ont toujours leur place dans les portefeuilles
Malgré la moindre croissance, la dépréciation des devises et la correction des marchés actions, il ne faut pas renoncer aux marchés émergents.
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A. Wannesson-Raynaud, Schroders
La performance des marchés actions émergents a déçu au cours des dernières années, comparée à celle des marchés développés, poussant certains investisseurs à délaisser cette classe d’actifs.
Pour autant, les marchés émergents ne peuvent aujourd’hui pas être ignorés. Leur poids dans le MSCI All Countries représente plus de 11%, leurs économies plus de 30% de l’économie mondiale, et la croissance du PIB de ces pays plus de la moitié de la croissance mondiale. Si les exportations restent un moteur important, la demande intérieure (consommation et investissement) apporte une contribution de plus en plus significative. Cette croissance rapide et plus équilibrée reste sans doute le meilleur atout pour les marchés actions de la région, notamment via la croissance des bénéfices qui en découle.
Mais d’autres facteurs sont en jeu. La récente sous-performance des émergents est à rapprocher d’une conjoncture mondiale difficile, de la baisse du prix des matières premières et de la dépréciation des devises locales. A court-moyen terme, les émergents vont pouvoir bénéficier du rebond de l’économie mondiale, de l’effet positif des réformes entreprises par certains d’entre eux (Chine, Inde, Brésil) ou encore d’un retour de l’appétit pour le risque des investisseurs. En outre, les valorisations des marchés actions offrent aujourd’hui une décote intéressante (forward PE à 11,1 fois contre 15,0 fois pour les marchés développés).
S’il ne faut pas occulter les risques qui pèsent sur la classe d’actifs, les fondamentaux macro et micro économiques, sans compter les valorisations des marchés actions, sont autant d’éléments positifs justifiant une allocation sur la région, à condition de savoir être discriminant.
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