Les dirigeants européens doivent préciser leurs outils de sortie de crise
La rentrée européenne s’annonce bien remplie pour les marchés européens. Alors que la menace d’une dégradation de pays notés AAA et du Fonds européen de stabilité financière (FESF) plane toujours, les marchés surveilleront les émissions obligataires, les opérations de refinancement de la BCE et surtout les réunions des politiques censées proposer des solutions crédibles pour sortir de la crise de la dette souveraine.
Sur les marchés obligataires, les émissions souveraines des pays périphériques seront très surveillées. L’Italie doit émettre au minimum 32 milliards d’euros d’obligations à 3,5 et 10 ans au premier trimestre. Les premières émissions sont attendues le 13 et le 30 janvier et seront très nombreuses en février. L’Espagne placera des titres les 12 et 19 janvier. Le FESF doit, quant à lui, émettre en janvier pour prêter 4,25 milliards d’euros à l’Irlande. Toutes les nouvelles au sujet du plan de participation du secteur privé à la restructuration de la dette grecque (PSI) sont aussi susceptibles de faire réagir les marchés.
Sur les marchés monétaires, les analystes surveilleront de près les prochaines réunions de la BCE qui sont planifiées pour le 12 janvier et le 9 février. L’opération de refinancement à trois ans de banque prévue le 28 février devrait être très suivie. La première a connu un franc succès auprès des banques qui ont emprunté 489 milliards d’euros, avant de s’empresser de stocker tout leur argent à la facilité de dépôt.
En matière politique, des réunions des ministres des finances ont été annoncées pour les 23-24 janvier et les 20 et 21 février. Un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement est également prévu le 30 janvier. Les marchés attendent des politiques qu’ils apportent des réponses claires, sur le levier et le fonctionnement du FESF, notamment si sa note est dégradée. Les dirigeants doivent aussi finaliser la mise en place anticipée du Mécanisme européen de stabilité.
Enfin, ils devront préciser le rôle du FMI dans le sauvetage européen et les tenants et aboutissants du futur traité, qui doit améliorer la gouvernance de l’Union. «Le sommet du 9 décembre n'était pas assez détaillé sur les aspects financiers et trop compliqué sur les principes fondamentaux», a prévenu la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, fin décembre.
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