Les devises émergentes asiatiques en pleine dynamique baissière face au yen
Précédemment très liées au comportement du billet vert, elles sont désormais davantage corrélées à la devise japonaise
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Photo: Hitoshi Katanoda/Bloomberg
-
La «guerre des changes» a chamboulé les dynamiques et les corrélations entre grandes devises et devises émergentes asiatiques. Depuis juillet, ces dernières se sont fortement appréciées vis-à-vis du dollar et dépréciées par rapport au yen (voir graphique). Alors que seuls le won et le baht sont restés stables, l’appréciation générale du yen complique la tâche au Japon qui cherche à affaiblir la devise nippone. Celle-ci se traitait à 81,37 yens par dollar vendredi.
«Il y a six mois, les devises asiatiques émergentes étaient fortement corrélés au dollar, tout particulièrement cet été avec les problèmes du risque souverain européen, explique Lorenzo Ravagli, analyste quantitatif sur le change chez SG CIB. Mais depuis que les marchés anticipent un nouvel assouplissement quantitatif aux Etats-Unis, ces devises sont plus corrélées et exposées au yen. C’est surtout le cas du dollar singapourien, de la roupie indonésienne et du ringgit malaisien.» Les moins affectées par ce changement sont le won sud-coréen, le dollar taïwanais et la roupie indienne, ces monnaies étant toujours fortement corrélées au dollar.
« Selon nos modèles statistiques qui se basent sur un panier des devises de G10 et de pays émergents, le dollar contribue à 43% du risque de déformation des taux de change, contre 7% pour les devises d’Asie, explique Julien Turc, directeur de la recherche quantitative chez SG CIB. Bien sûr, le risque de déformation des taux de change en Asie pourrait être plus important en cas de réévaluation du yuan, avec un impact sur le dollar hongkongais et le won sud-coréen ». Depuis juin, le yuan a crû de 2,7% rapport au dollar à 6,6425. Le marché voit la parité à 6,43 d’ici un an, soit un potentiel de hausse de 3,2%.
Vingt ans après ses principaux concurrents, la filiale française de l’assureur italien veut se doter d’un établissement de crédit pour asseoir sa position d’assureur patrimonial.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Samedi 29 août, aux journées d'été du PS, le candidat à la présidentielle François Ruffin s’en est pris à la primaire du PS et de Place publique. Il y voit « une démarche presque antipopulaire »
Vendredi 28 août au soir, un important incendie a été provoqué par une frappe de drone russe, qui visait un entrepôt contenant des explosifs en périphérie de Kiev. Le bilan s'est alourdit à 37 morts, selon Timur Tkatchenko, le chef de l’administration militaire régionale