Les cours du pétrole sont suspendus à la décision de l’Opep sur la production
L’Arabie saoudite envisagerait déjà de relever sa production pour répondre à la demande domestique et calmer la hausse des prix dans le monde
Publié le
Violaine Le Gall
Le siège de l'Opep à Vienne.
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Photo Dieter Nagl/Bloomberg
La réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d’aujourd’hui sera décisive pour l'évolution des cours dans les semaines à venir. Après s'être envolé à 114 dollars fin avril, le baril de brut a certes baissé, mais se traite toujours à un niveau élevé. Hier, il s'échangeait à 98,2 dollars à New York. Or, ces prix élevés pèsent sur la croissance économique mondiale. Du coup, l’Agence internationale de l'énergie, qui représente les pays consommateurs, a plaidé vendredi dernier pour une augmentation de la production.
Consciente de l’effet négatif de ces niveaux élevés sur la croissance, l’Arabie saoudite semble prête à faire des efforts. Elle pourrait augmenter sa production en juin de 500.000 barils par jour, à son plus haut niveau depuis juillet 2008, d’après une source citée par Reuters. A son souhait de calmer les tensions sur le marché du pétrole, s’ajoutent des raisons locales. Une raffinerie, fermée pour maintenance, va être relancée. Par ailleurs, l'été, l’utilisation de l’air conditionné dans le pays entraîne une hausse de la consommation de pétrole dans les centrales électriques. La production pourrait ainsi atteindre 9,5 à 9,7 millions de barils par jour en juin, contre 8,95 millions le mois précédent, d’après Reuters.
La décision de l’Opep devrait être plus mesurée. Les pays membres pourraient seulement décider de relever leurs quotas afin qu’ils correspondent davantage à la production réelle. Il s’agirait de la première modification des quotas depuis décembre 2008, lorsque, en réponse à l’effondrement du prix du baril, l’Opep les avait abaissés de 2,2 millions, à 24,845 millions de baril par jour. La production s'élève à présent à 26,3 millions de barils par jour. En relevant ces quotas de 1,4 million de barils par jour, l’Opep signalerait qu’elle estime les prix actuels trop élevés.
Mais la production ne serait pas réellement modifiée. De fait, une hausse est difficile à envisager sachant que l’Opep a dû supporter ces derniers mois l’arrêt de la production des installations pétrolières en Libye. Avant cela, la production de l’organisation dépassait les quotas de 2,2 millions de barils contre 1,4 dernièrement. Or, la pression des pays consommateurs pourrait s’accroître, leur demande augmentant traditionnellement au second semestre.
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