Les cours du pétrole préoccupent les marchés
Après avoir terminé l’année 2015 à des niveaux historiquement faibles, les cours du pétrole sont l’objet de toutes les attentions en ce début d’année 2016.
Dans ses prévisions publiées mi-décembre 2015, l’Agence internationale de l'énergie (AIE) indique: «les marchés mondiaux du pétrole demeurent marqués par une surabondance de l’offre et, selon nos dernières analyses de l’offre et de la demande, l'équilibre actuel persistera au moins jusque tard en 2016".
Toutefois, le rythme de constitution des stocks mondiaux devraient diminuer de moitié environ en 2016, poursuit l’AIE, les projections indiquant une hausse de ces stocks d’environ 300 millions de barils.
D’où les interrogations sur l'évolution des prix de l’or noir. Morgan Stanley reconnait dans sa note publiée juste avant Noël, que «l’espoir d’un rééquilibrage en 2016 continue d’essuyer de graves revers», indique l’Agefi Quotidien dans un article publié le 4 janvier. Mais «la dernière enquête Reuters, réalisée auprès de 31 analystes, montre qu’ils tablent sur un cours moyen de 57,95 dollars le baril pour le Brent l’an prochain, soit plus de 20 dollars au-dessus du cours actuel», ajoute l’Agefi Quotidien.
(Actualisé le 07.01.2016) Dans une note sectorielle énonçant ses prévisions sur le pétrole pour 2016, les experts d’UBS se montrent quant à eux plutôt optimistes. Ils estiment que, d’ici à la fin de l’année, les marchés devraient se rééquilibrer et les prix s’ajuster à la hausse. Comment ? Par une baisse de la production des pays hors OPEP et la poursuite de l’augmentation de la demande.
« Nous nous attendons à ce que la production hors OPEP passe de 2,4 millions de barils par jour en 2014 à 1,3 million de barils par jour en 2015 et qu’elle se contracte autour de 0.8 millions de baril par jour en 2016. Cela ferait rapidement de la place pour la production croissante des pays de l’OPEP, et d’ici à la fin 2016, nous envisageons que l’OPEP sera capable d’intégrer l’offre potentielle iranienne. » UBS estime que la production de la République islamique, estimée à 3,6 millions de barils par jour par l’Agence internationale de l’énergie, pourrait atteindre ce niveau 6 à 12 mois après la levée des sanctions.
La demande de réserves de pétrole se fera en outre plus importante cette année. « En 2016, 230.000 nouveaux barils de réserve entreront en service, dont des réserves stratégiques de pétrole (RSP) en Chine et en Inde », indique UBS.
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