Les candidats devraient se bousculer pour les banques régionales de HSBC France
Le Crédit Mutuel, le Crédit du Nord, mais aussi Barclays, lorgnent ces réseaux dont la valeur pourrait osciller entre 1,7 et 2 milliards d’euros
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Alexandre Garabedian
Marseillaise de Crédit, Banque de Savoie, Banque Chaix… Des noms qui devraient susciter les vocations dans les prochaines semaines. Car HSBC France a bien mandaté Goldman Sachs – où l’ancien président du CCF, Charles de Croisset, officie comme international advisor – pour céder ses sept banques régionales, comme l’indiquait Le Figaro hier. Le groupe britannique conserverait en revanche dans l’Hexagone les réseaux qu’il a passés sous son enseigne, la banque privée et les activités de marchés. Il n’a pas prévu de communiquer avant la publication de ses résultats, le 3 mars.
Dès avant Noël, plusieurs grands banquiers français ont vu circuler le dossier, de manière informelle. Si aucun ne manifeste publiquement de marques d’intérêt, plusieurs devraient se déclarer candidats. L’occasion est rare de mettre la main sur 403 agences dans un marché français aujourd’hui verrouillé. Et la nature des cibles, des établissements régionaux qui n’ont pas encore migré sur la plate-forme informatique du groupe HSBC, peut intéresser aussi bien des mutualistes que des banques commerciales.
De sources bancaires concordantes, le Crédit Agricole comme le Crédit Mutuel devraient regarder le dossier de près. Avec un bémol dans le cas de la Banque verte : un rachat en bloc risque de soulever des problèmes de concurrence, qui seraient contournés en cas de vente par appartements. Autre prétendant, le Crédit du Nord, qui vient de racheter quelques agences de Fortis et s’appuie lui aussi sur des enseignes régionales. Malgré les difficultés de la maison mère, la Société Générale, des dirigeants du Crédit du Nord ont répété depuis en interne leur intérêt pour le dossier. Chez les étrangers, Barclays devrait aussi marquer son intérêt : en France, le britannique partage avec HSBC un positionnement auprès de la clientèle aisée et des entreprises.
A fin 2006, date des derniers comptes sociaux disponibles, les sept banques régionales affichaient un total de bilan de 7,7 milliards d’euros, des fonds propres de 480 millions et un résultat net agrégé de 144 millions. Leurs bénéfices ont stagné, voire décru par rapport à 2005. « Elles pourraient être vendues sur un multiple de 12 à 14 fois les résultats », estime un analyste. Sur cette base, leur valeur théorique oscillerait entre 1,7 et 2 milliards d’euros.
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