« Les Bourses européennes possèdent un potentiel de rebond de 5 % à 8 % »
Christian Parisot, responsable de la recherche économique chez Aurel BCG
Publié le
Yves-Marc Le Réour
L’Agefi: L’ampleur de la crise grecque pourrait-elle vous faire revoir en baisse vos prévisions sur les indices européens?
Christian Parisot: Nous n’avons pas changé notre scénario boursier 2010 depuis décembre dernier. Les indices évoluent dans un large «tunnel» pour finir l’année sur une progression modérée. Deux éléments contradictoires vont affecter la valorisation du marché actions suite à cette crise. Les perspectives de croissance de la zone euro doivent être révisées à la baisse en raison d’un durcissement plus important des politiques budgétaires, alors que les entreprises annoncent de leur côté des résultats positifs soutenus par une forte croissance des émergents et des marges unitaires élevées. Même si les bénéfices sont révisés en hausse, le PER pourrait malgré tout rester inférieur à son niveau de long terme du fait des prévisions économiques mitigées. Les Bourses européennes possèdent donc, sur cette logique, un potentiel de rebond de l’ordre de 5 à 8% au mieux.
Existe-t-il d’autres risques pour le marché actions?
La crise sur les souverains a au moins l’avantage d’avoir retardé pour quelques mois la normalisation des politiques monétaires des deux côtés de l’Atlantique. Les taux longs sont appelés à remonter mais ils demeureront historiquement bas. En revanche, il existe un risque de ralentissement des économies brésilienne (impact d’un réal fort et à terme du durcissement de la politique monétaire) et chinoise (volonté de freiner l’immobilier). Les indicateurs avancés de l’OCDE vont clairement dans ce sens. Un tel mouvement serait particulièrement négatif pour les marchés de matières premières, dont les cours restent élevés malgré des stocks importants.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable