Les Bourses européennes et l’euro sont sous pression après le vote italien
Les principales Bourses européennes devraient ouvrir en baisse lundi, la prudence l’emportant face au verdict des urnes en Italie, qui pèse sur l’euro et les actifs italiens.
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Agefi avec Reuters
Drapeau italien flottant devant le Palais Chigi, siège du gouvernement, à Rome.
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D’après les contrats à terme, le CAC 40 parisien devrait reculer de 0,44% à l’ouverture, le Dax à Francfort cèderait 0,93% tandis que le FTSE à Londres est attendu quasi stable. Le Stoxx 600 pourrait ouvrir en repli de 0,41%, tandis que la Bourse de Milan est attendue en baisse de 1,5% selon les contrats à terme disponibles sur IG Markets.
Selon les premiers résultats publiés dans la nuit, les Italiens ont plébiscité les partis anti-système et d’extrême droite dimanche aux élections législatives et sénatoriales mais n’ont donné de majorité à aucun d’entre eux, mettant le pays en situation de blocage politique.
Si les premières projections sont confirmées, aucun des trois grands blocs en compétition ne pourra gouverner seul. Les scénarios qui circulaient dimanche soir évoquaient une coalition à la tonalité eurosceptique, mais aussi la possibilité de nouvelles élections.
«Le résultat compliqué des élections italiennes ajoute un peu de nervosité aux marchés actions mondiaux pour le moment», indique Shane Oliver, économiste chez AMP.
«L'élection italienne risque de rendre les finances publiques de l’Italie en plus mauvais état qu’elles ne le sont déjà avec l’absence de progrès pour résoudre les problèmes de compétitivité de l’Italie à long terme».
Le rendement italien bondit
Le rendement des obligations souveraines italiennes à 10 ans bondit de près de huit points de base, à 2,117% contre 2,04% vendredi.
Le mouvement se propage aux emprunts d’Etat portugais à 10 ans, dont le rendement est en hausse de près de six points de base, à plus de 2%.
A l’inverse, le regain d’aversion au risque ramène le rendement du Bund allemand à 0,6%, son plus bas niveau depuis la fin janvier.
L'écart de rendement entre le 10 ans italien et le Bund allemand de même échéance s’est ainsi creusé à 150 points de base, alors qu’il était retombé à moins de 125 points début février.
Sur le marché des changes, l’euro se replie de 0,27% face au dollar, à 1,2284, après un mouvement de hausse initial lié au déblocage de la situation politique en Allemagne.
Les adhérents du Parti social-démocrate (SPD) ont approuvé à 66% l’accord de coalition avec le bloc conservateur d’Angela Merkel (CDU-CSU), ouvrant la voie à la formation d’un gouvernement en Allemagne, plus de cinq mois après les élections législatives.
Craintes de guerre commerciale
En Asie, les indices actions ont clôturé dans le rouge, toujours pénalisés par l’annonce par les Etats-Unis de leur intention d’imposer des droits de douane sur l’acier et l’aluminium.
La volonté du président américain d’appliquer dès cette semaine des droits de douane de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium a réveillé les craintes de tensions commerciales à l'échelle planétaire et de montée du protectionnisme.
Le Nikkei à Tokyo a accusé une quatrième séance de baisse d’affilée (-0,66%), retombant à son plus bas niveau depuis octobre. La poussée du yen, revenu au plus haut depuis novembre 2016 face au dollar dans un contexte d’aversion au risque, ajoute une pression supplémentaire au marché nippon.
L’indice dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, évolue en hausse de 0,2% lundi.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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