Elles ont emprunté 489 milliards d’euros à trois ans, principalement pour se refinancer
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Violaine Legall
Vue partielle de la BCE. Photo: Hannelore Foerster/Bloomberg
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L’opération exceptionnelle de refinancement à trois ans de la BCE a remporté un franc succès hier. Les banques ont demandé 489 milliards d’euros, un montant dans le haut de la fourchette des estimations des stratégistes et supérieur à celui de la première opération exceptionnelle à un an de juin 2009. Reste à savoir ce que les banques feront de ces liquidités. Elles devraient les utiliser davantage pour le refinancement de leurs lignes que pour des opérations de carry trade sur la dette souveraine.
Les banques ont choisi de transférer un certain nombre d’emprunts existants auprès de la BCE dans cette nouvelle opération. Ainsi, elles ont réduit d’environ 300 milliards d’euros leur demande sur les autres prêts BCE. Elles ont notamment roulé la majeure partie de leurs emprunts à un an, mis en place fin octobre, en lignes à trois ans. Par ailleurs, dans les pays aidés, les banques bénéficiant jusqu’ici de l‘emergency liquidity assistance (ELA) de leur banque centrale nationale pourraient avoir refinancé ces lignes au guichet de la BCE à hauteur de 50 à 100 milliards d’euros, estime Barclays Capital.
En net, la dernière LTRO de la BCE a donc apporté environ 200 milliards d’euros de financements aux banques, sans tenir compte des éventuels roulements d’ELA.
Particulièrement touchés par la crise de la zone euro, les banques des pays périphériques ont certainement été les principales participantes à l’opération. Les banques italiennes auraient demandé 110 milliards d’euros, d’après une source bancaire citée par Reuters. Le nombre de banques ayant sollicité la BCE indique par ailleurs une participation plus concentrée. Au total, 523 établissements ont sollicité la BCE alors qu’ils étaient 1.121 en juin 2009. Pour les établissements périphériques, «le marché du financement à long terme (sécurisé et non sécurisé) est actuellement très difficile ou inexistant», rappelle la recherche taux de Barclays Capital.
Dans ce contexte, les banques devraient surtout utiliser les lignes auprès de la BCE pour refinancer leurs dettes arrivant à maturité. La BCE estime à environ 230 milliards d’euros les emprunts des banques à rembourser au premier trimestre. Les nouveaux financements de la BCE en couvriraient donc la majeure partie. Qui plus est, à des conditions «bien moins coûteuses que tout type de dette à trois ans que les banques peuvent émettre sur le marché», ajoute Greg Fuzesi, économiste chez JPMorgan.
L’utilisation des fonds empruntés pour acheter de la dette souveraine est bien plus hypothétique, compte tenu notamment de la valorisation de la dette souveraine en valeur de marché par l’Autorité bancaire européenne. «Seules les banques des pays périphériques avec des expositions fortes à la dette souveraine locale pourraient décider de poursuivre les opérations de carry trade sur les emprunts d’Etat», note Martin van Vliet, économiste chez ING.
Les autres établissements, qui, pour un certain nombre, ont réduit leurs expositions souveraines ces derniers mois, ne devraient pas s’y repositionner. Pour CA CIB, le carry trade pourrait devenir un thème pour les grandes banques lors de la LTRO de février, une fois que les comptes de fin d’année sont bouclés et que le dossier de la recapitalisation des banques se sera éclairci.
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