Les banques rouvrent la boîte de Pandore
Combien de mauvaises surprises les banques réservent-elles encore aux investisseurs ? Les groupes financiers ne cessent de réviser à la hausse leurs dépréciations. Hier, c’était au tour de Barclays de révéler que ses dépréciations sur ses actifs risqués se sont portées à 1,6 milliard de livres (2,17 milliards d’euros) au dernier trimestre 2007, contre 1,3 milliard précédemment annoncé. Pis ! Credit Suisse, qui était pourtant très confiant mercredi dernier sur ce sujet lors de la publication de ses résultats annuels, a dû annoncer mardi une nouvelle dépréciation pour 2,85 milliards de dollars pour le premier trimestre 2008. En cause, des erreurs commises par un petit nombre de traders du pôle produits structurés, et dont la banque helvétique essaie désormais de savoir si elles pourraient affecter rétroactivement ses comptes 2007. Le groupe avait pourtant fait état la semaine dernière d’une exposition limitée aux crédits à risque, contrairement à sa grande rivale UBS.
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