Les banques internationales cherchent à ranimer la liquidité du crédit
Un groupe de douze banques internationales,composé notamment de BNP Paribas, Credit Suisse, Goldman Sachs, HSBC, JPMorgan, la Société Générale ainsi que les gérants Axa Investment Managers et Schroders, se serait réuni pour mettre en place un projet, appelé «Neptune», destiné à faire de ces établissements la plaque tournante des transactions sur les obligations d’entreprises, selon le Wall Street Journal qui cite des sources proches. La détention de ces titres par les banques s’est fortement contractée, du fait des nouvelles réglementations sur les capitaux propres faisant croître leur coût de conservation.
Mais le projet vise également à créer un système commun fournissant des informations de marché alternatives à Bloomberg, en ayant recours au service de la société de conseil Etrading Software.
La mise de départ de chaque établissement sera initialement limitée à 30.000 livres sterling pour le projet qui débuterait dans sa première phase par le marché européen. La structure commune qui sera mise en place ne devrait pas servir à exécuter des ordres, contrairement à BondMatch en France, mais plutôt à faire le lien entre les banques participantes au projet «Neptune» et les investisseurs sur le marché des obligations d’entreprises, explique Stephane Malrait, responsable global du marché obligataire à la Société Générale, cité par le Wall Street Journal.
Le but serait ainsi de faciliter les transactions des investisseurs et de les rendre plus transparentes, alors que la liquidité s’est contractée de 70% depuis 2008 en Europe et aux Etats-Unis, selon les estimations de RBS. La banque ajoute que le nombre de transactions quotidiennes réalisées en moyenne sur une obligation cotée en Europe est tombé de cinq il y a 10 ans à un aujourd’hui.
En outre, le marché du crédit traverse une période de doutes. Le rendement total s’est contracté de 1,24% le mois dernier sur le compartiment «investment grade», sa plus mauvaise performance depuis juin 2013, et de 1,64% sur le compartiment «high yield», sa plus mauvaise performance depuis le mois de mai 2012. Pourtant, «ce qui est le plus notable concernant le mois de septembre n’est pas le rendement, mais les raisons de la réaction du marché. Les craintes concernant la liquidité se sont accrues depuis la crise financière et devraient persister durant les prochaines échéances monétaires traversées par les investisseurs», estime CreditSights.
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