Les banques françaises améliorent leurs marges dans la gestion
Les banques françaises, qui ont dévoilé leurs résultats au titre du premier trimestre 2011, tendent à voir leur profil d’activité s’améliorer dans le domaine de la gestion d’actifs. «La collecte se normalise. Les chiffres ne sont pas encore extraordinaires, mais l’on peut constater une petite reprise dans le domaine des produits monétaires après plusieurs trimestres de sorties», relève Pierre Flabbée, analyste chez Kepler Capital Markets.
«Le mix produits des banques dans la gestion d’actifs s’est amélioré, marqué par un accroissement de la collecte sur des produits mieux margés tels que les OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) et les produits structurés», poursuit le spécialiste.
Natixis a en effet indiqué avoir enregistré une collecte nette de 100 millions d’euros hors produits monétaires, «principalement orientée sur les produits à forte marge». Amundi, filiale regroupant les activités de gestion d’actifs de Crédit Agricole et la Société Générale, a annoncé une amélioration de son coefficient d’exploitation (hors coûts de restructuration au premier trimestre 2010), qui atteignait 53,6% à fin mars 2011.
Parallèlement, BNP Paribas a collecté 900 millions d’euros dans la gestion d’actif, grâce à «de nouveaux mandats sur les fonds diversifiés et obligataires et à une moindre décollecte sur les fonds monétaires». Le pôle gestion institutionnelle et privée (incluant également la banque privée et les services immobiliers) a enregistré une hausse de 10,3% de son résultat imposable, à 278 millions d’euros.
En termes de perspectives, «on ne peut pas encore présager de l’évolution de la collecte dans la gestion d’actifs au deuxième trimestre, mais, au vu de l’évolution atone des marchés boursiers, je ne prévois pas d’accélération à ce jour», estime Pierre Flabbée.
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