Les banques américaines à la merci du consommateur
JP Morgan Chase & Co, la troisième banque américaine par la taille de son bilan, est parvenue à faire bonne impression sur Wall Street hier en annonçant un résultat net pour le quatrième trimestre en baisse de 34% par rapport à l’an dernier. A 2,97 milliards de dollars, ou 86 cents par action, il est pourtant en deçà des attentes des analystes. Mais le titre JP Morgan a terminé la séance en hausse de 5,77% à 41,43 dollars. Cette hausse en forme de soupir de soulagement a été inspirée par un autre chiffre : la banque dirigée par Jamie Dimon enregistre une dépréciation de 1,3 milliard de dollars de son portefeuille obligataire au titre de son exposition aux crédits immobiliers « subprime » - près de 14 fois moins que le montant de 18,1 milliards de dollars annoncé la veille par Citigroup. JP Morgan « a fait un très bon travail de gestion des risques, » a résumé William Tanona, analyste chez Goldman Sachs. Mais une menace surgit sur un autre front : celui du crédit à la consommation.
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