« Les anticipations sur les bénéfices à venir laissent peu de place aux déceptions »
Yves Maillot, directeur investissements et actions chez Robeco Gestions
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Yves-Marc Le Réour
L’Agefi: Pourquoi avoir récemment si brutalement réduit votre exposition au compartiment actions?
Yves Maillot: Techniquement, les marchés actions semblaient dangereux, et plus spécialement sur l’Europe, avec de surcroît un effet devise négatif pour la zone euro. La structure de la hausse de ces derniers mois m’est apparue peu convaincante en raison de nombreuses divergences: volumes modestes sur les phases de progression, montée des indices sans secteurs leaders et, enfin, prémices d’un redémarrage des volatilités. D’un point de vue fondamental, et en dépit d’une amélioration récente des données macro économiques ainsi que de bonnes publications des entreprises, les anticipations sur les bénéfices à venir laissent peu de place aux déceptions. En conséquence, les valorisations récentes avaient atteint un niveau qui ne donnait que peu de potentiel à court terme. De plus, en raison du poids des dettes publiques et de leur impact futur sur la croissance, le marché actions doit intégrer une prime de risque plus élevée.
Quels sont les principaux attraits des actifs alternatifs sur lesquels vous êtes surpondéré?
Au cours d’une année durant laquelle la génération de performances positives sur les actifs traditionnels est incertaine, les techniques d’arbitrage représentent des solutions adaptées. De plus, les actifs alternatifs concentrés sur l’arbitrage permettent une décorrélation élevée au bénéfice d’un portefeuille diversifié. Au sein du compartiment alternatif, il faut aussi mentionner les matières premières. Elles permettent une bonne décorrélation qui profite à une moindre volatilité d’un portefeuille diversifié. Parmi elles, ce sont les métaux précieux qu’il faut privilégier.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
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L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
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L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides