Les actions ont entraîné en mai les OPCVM français dans leur chute
L’encours des fonds actions a fondu de 10,7 milliards d’euros, tandis que la catégorie monétaire engrangeait une collecte de 4,7 milliards
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Benoît Menou
Les fonds actions font profil bas. Le mois dernier, leur dégringolade a précipité un repli de 4,9 milliards d’euros du marché français de la gestion collective, à 762 milliards d’euros selon Europerformance, y compris 5,1 milliards pour les fonds alternatifs dont les actifs sont connus à fin avril seulement.
L’encours des OPCVM français reste tout de même en hausse de 4,6% depuis le début de l’année. Sa variation en mai masque une collecte nette positive de 1,1 milliard et un effet marché négatif pour 6,1 milliards. Ces évolutions agrégées trouvent leur source essentiellement au sein des catégories actions et monétaire.
La première catégorie a subi une collecte négative de 2,4 milliards (1,4% de son encours à fin avril) et l’effet contraire de l’évolution des marchés pour 8,3 milliards. Tous les segments ont pâti de cette méfiance des investisseurs, particulièrement les fonds investis en dehors du Vieux Continent (dont une décollecte de 246 et 192 millions respectivement pour les fonds Amérique et Asie-Pacifique). De quoi faire plonger la catégorie dans le rouge en termes d’encours en 2012 (-3,5% à 160,9 milliards).
La catégorie des OPCVM monétaires a tiré parti du climat de prudence en s’adjugeant le mois dernier une collecte nette positive de 4,7 milliards d’euros. En progression de 2,5% sur un mois et de 12,7% en 2012, l’encours de la catégorie, à 354,4 milliards, représente à fin mai 46,5% du marché hexagonal de la gestion collective, 3,3 points de mieux qu’à fin 2011.
Seule la catégorie des fonds obligataires peut par ailleurs se targuer d’enregistrer en mai une collecte nette positive, pour un montant certes limité de 150 millions d’euros portant son encours à 67,9 milliards.
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