Les acteurs du private equity européen élargissent leur terrain de jeu
Face à la frilosité des banques dans le contexte de crise actuel, certains professionnels partent à la conquête de nouvelles zones géographiques
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Virginie Deneuville
Dans le sillage de la crise, le marché du private equity, aux Etats-Unis mais également en Europe, a marqué un coup d’arrêt. «Le resserrement des conditions d’emprunt, en particulier aux Etats-Unis, a mis un frein à la conclusion d’accords, ce qu’illustrent notamment l’annulation et l’ajournement de plusieurs transactions de buy-out, ainsi que les difficultés croissantes rencontrées pour financer la dette liée aux opérations conclues», explique William Pryor, vice-président de State Street. Un contexte qui conduit dès lors des professionnels à regarder au-delà de leur terrain de jeu habituel.
BC Partners a ainsi annoncé mi-février la réalisation de sa première opération en Turquie, via un LBO réalisé pour 3,2 milliards de dollars sur la chaîne de distribution nationale Migros. Face à des banques européennes actuellement frileuses dans le domaine du financement, le fonds d’investissement britannique a évité toute syndication et a eu recours à trois banques locales - Garanti, Isbank et Vakifbank - qui ont chacune souscrit un tiers de la dette. Plusieurs candidats, parmi lesquels KKR, étaient en lice sur cette opération. «Lorsqu’il y a moins d’opérations en Europe de l’Ouest, on regarde ailleurs», souligne un professionnel.
Le fonds européen Candover se tourne de son côté vers l’Asie où il a annoncé cette semaine l’ouverture de son premier bureau. «Jusqu’à ce jour, Candover a presque entièrement investi ses fonds LBO en Europe, mais nous pensons que c’est le moment d’examiner les opportunités que l’Asie peut apporter pour accroître la valeur pour les actionnaires de Candover, a déclaré Gerry Grimstone, président de Candover. Le marché asiatique est un des marchés les plus intéressants pour le capital-investissement en termes de potentiel de croissance.»
L’Asie représente en effet «un marché encore jeune», qui dispose «d’un important potentiel de croissance», estime Crédit Agricole Asset Management Capital Investors (CAAM-CI). Aux yeux de la société de gestion, «les nombreuses réformes mises en place et l’évolution des mentalités devraient permettre la poursuite de la tendance actuelle, à savoir un développement rapide du marché avec une forte croissance des montants et une sophistication des opérations».
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney