Les économistes ont été agréablement surpris par la vigueur des créations d’emploi d’avril. D’autant que le secteur privé y a fortement contribué
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Olivier Decarre
Un record depuis quatre ans. En avril, l’économie américaine a créé 290.000 emplois, selon les statistiques du département du Travail. Un chiffre supérieur aux 200.000 créations attendues par le consensus et qui a été d’autant mieux accueilli par les économistes que les résultats des mois précédents ont été revus à la hausse (de -14.000 à +39.000 pour février et de +162.000 à +230.000 pour mars).
Pour Kurt Karl, chef économiste de Swiss Re, «il s’agit d’une très bonne nouvelle. Il est très positif qu’il n’y ait que 60.000 créations liées à des emplois publics, ce qui est le niveau que tout le monde attendait». Face aux 66.000 postes dus au recensement, les experts soulignent en effet les 231.000 emplois offerts par le privé. Là encore un plus haut depuis 2006. Dans le détail, le secteur manufacturier a créé 44.000 emplois tandis que les services (au sens large) en ont créé 166.000, dont 3.000 dans la finance après plusieurs mois de destruction d’emplois dans ce secteur.
La moyenne d’heures hebdomadaires travaillées a quant à elle légèrement augmenté, passant de 34 à 34,1.
Certes, en raison de nouveaux arrivants sur le marché, la remontée du taux de chômage de 9,7% à 9,9% est venue tempérer cette note positive. Il n’empêche que sur le fonds «je crois que nous entrons dans une phase très rassurante de croissance solide de l’emploi», poursuit Kurt Karl.
Habituellement très regardés par le marché, ces chiffres de l’emploi ne sont toutefois pas parvenus vendredi à détourner les investisseurs actions de leurs craintes de contagion du cas grec.
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