L’effet Carney se fait sentir sur l'économie britannique
Alors que la croissance ralentit dans les économies émergentes et que les pays de l’OCDE multiplient les signes de redressement, le Royaume-Uni fait partie des trois économies développées (avec les Etats-Unis et le Japon) qui montrent les signes de vigueur les plus marqués. L’indicateur composite créé par Schroders affiche un net redressement depuis plusieurs mois, concomitamment à l’arrivée de Mark Carney à la tête de la Banque d’Angleterre, annoncée en novembre 2012 et effective en juillet 2013. Après deux hausses consécutives du PIB aux 1er et 2e trimestres 2013, la croissance du PIB devrait ainsi atteindre +1,5% en 2013 et +2,1% l’an prochain.
Il n’y a certes pas de quoi pavoiser lorsque l’on connaît les sacrifices imposés aux ménages britanniques - qui ont vu leur revenu disponible décliner depuis le début de la crise - et sachant que le PIB du pays demeure à un niveau inférieur de près de 3% à celui atteint début 2008. Mais l’économie outre-Manche semble notamment bien réagir aux mesures de soutien au marché immobilier, à l’exemple du programme «help to buy», qui a permis de faire grimper les demandes de crédit immobilier à 57.700 pour le seul mois de juin, en hausse de 21% sur un an glissant.
Ces bons chiffres et l’extension du programme «help to buy» aux logements anciens font craindre aux plus pessimistes un risque de nouvelle bulle spéculative dans l’immobilier. Pour autant, Mark Carney semble bien décidé à mettre en œuvre son approche «pragmatique». La reprise, si elle se confirme, aura donc de quoi conforter encore la livre sterling (en hausse de 4% contre euro depuis fin juillet) et l’intérêt pour les actions britanniques, qui s’envolent de près de 16% en 2013.
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