L’économie italienne s’ouvre radicalement à la concurrence
Le gouvernement a adopté vendredi un train de mesures sans précédent afin de libéraliser des pans entiers de l’économie et de relancer la croissance
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Dominique Muret, à Milan
Un insolite vent de liberté souffle sur l’Italie. Pour relancer la croissance, le gouvernement de Mario Monti s’est lancé dans une vaste offensive de «libéralisations» destinée à ouvrir davantage l’économie à la concurrence. L’objectif ? Dynamiser un marché jusque-là sclérosé par des réglementations très favorables à certaines catégories. Après la première phase de cette révolution, qui a démarré avec l’adoption du plan d’austérité baptisé «Salva Italia» en décembre, l’exécutif est passé à la «phase 2», en adoptant un décret introduisant des avancées cruciales dans de nombreux secteurs, des banques aux pharmacies, en passant par l’énergie, les transports, le commerce, les carburants, les assurances, etc. Le groupe pétrolier Eni va par exemple devoir céder son réseau de transport du gaz, ce qui devrait déboucher sur une réduction du prix du gaz.
Une journée «historique», selon les observateurs. Aucun gouvernement n’était parvenu en effet à moderniser l’économie du pays de manière aussi massive et radicale à cause des fortes pressions qu’exerçaient les puissantes corporations italiennes. «Ne pouvant faire levier sur la réduction des impôts, il ne restait que cette solution. Un parcours obligatoire, mais qui prendra du temps dans certains secteurs», note Roberto Ravazzoni du centre d’études Cermes-Bocconi.
«L’émergence de la situation financière a permis de faire sauter certains tabous. Avec la crise de la dette, les Italiens ont compris que c’est leur propre épargne qui était à risque et qu’il fallait faire des sacrifices. Paradoxalement, en s’attaquant à tous ces secteurs en même temps, le gouvernement a rendu ce processus plus équitable. Et les récalcitrants sont désormais mal vus», analyse Fabrizio Guelpa, économiste auprès d’Intesa Sanpaolo. Les chauffeurs de taxi, dont le nombre de licences va augmenter, tout comme les pharmaciens, sont notamment sur le pied de guerre.
L’enjeu est de taille. Selon la Banque d’Italie, ces mesures devraient entraîner à long terme une croissance de 8% de la consommation et de l’emploi et une hausse des salaires de 12%. «Ce paquet de mesures offre par ailleurs une nouvelle perception de l’Italie avec l’idée que son économie peut repartir. Sur le front des marchés financiers, cela signifie une réduction du risque Italie pour les titres d’Etat à long terme. Et une plus grande attractivité pour les investisseurs étrangers», conclut Fabrizio Guelpa.
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
Un décret publié le 6 août 2026 initie la réforme de l’arbitrage en France pour en moderniser la procédure. Entre suppression de l’effet suspensif du recours en annulation en arbitrage interne et prérogatives accrues du juge d'appui, le texte amorce des évolutions majeures, bien que certains choix divisent les spécialistes.
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
S&P Global relève que l'année 2026 pourrait faire figure de record pour ce marché. Néanmoins cette croissance profite désormais et presque exclusivement aux grands acteurs.
Le contexte économique mondial conduit à un rééquilibrage progressif entre marchés de proximité et marchés internationaux. Ces grandes sociétés réalisent 60% de leur chiffre d’affaires en zone EMEA, contre 57% en 2022.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le quadruple candidat insoumis, qui vient de fêter ses 75 ans, doit en partie sa force à l’invraisemblable faiblesse de ses rivaux sociaux-démocrates, suspendus à la tenue d’une primaire au mois d’octobre
La vulnérabilité des services informatiques de l'Etat, mise au jour par le piratage du fisc, et les réponses apportées par le gouvernement interrogent sur nos capacités de défense numérique