Le taux de marge des entreprises françaises confirme son redressement
Le sujet a alimenté les inquiétudes des patrons ces dernières années: le taux de marge des entreprises a cessé de se dégrader. Il a même confirmé son redressement au troisième trimestre 2015, en se hissant à 31,2% (après 31% au deuxième et 29,4% en 2014) à la faveur du rebond du produit intérieur brut (PIB), selon les chiffres de l’Insee, mercredi 23 décembre.
L'économie française a progressé de 0,3% entre juillet et septembre après sa stagnation du printemps. Elle a été portée par la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques.
Par rapport aux premières données publiées mi-novembre, l’Insee a confirmé les contributions à la croissance du troisième trimestre de la variation des stocks des entreprises (+0,7 point) et de la demande intérieure finale (+0,3 point), celle du commerce extérieur s’inscrivant négativement (-0,7 point) dans le contexte d’un commerce international difficile. Par ailleurs les administrations publiques affichent un déficit de 3,8% du PIB au troisième trimestre, en baisse de 0,1 point.
Conséquence plus ou moins directe de la lente amélioration du taux de marge (il était de 33,5% en 2007), l’investissement a progressé de 0,5% au troisième trimestre, un peu moins toutefois qu’en première estimation (0,7%). De leur côté les ménages ont dépensé davantage pour leur consommation (0,3%). Leur pouvoir d’achat s’est redressé de 0,9% après sa baisse de 0,3% entre avril et juin, et leur taux d'épargne a progressé de 0,5 point à 15,5%.
Mais prudence pour le quatrième trimestre: la consommation aurait reculé de 1,1% en volume en novembre, selon les estimations de la banque JP Morgan. Outre les attentats tragiques du mois dernier, novembre illustre surtout les effets de la douceur de l’hiver sur la consommation de textiles (-4,8%) et d’énergie (-5,5%), souligne cette note. «Ainsi la consommation de biens semble faible à ce stade au quatrième trimestre 2015, la moyenne octobre/novembre s’établissant à 2,7% en rythme annualisé, sous le troisième», souligne-t-elle.
Pour l’ensemble de 2015, l’acquis de croissance, c’est-à-dire l’évolution du PIB si l’activité est inchangée au dernier trimestre, est révisé en légère baisse à 1% au 30 septembre, contre 1,1% auparavant. Dans la note publiée le 17 décembre, l’Insee tablait sur une hausse du PIB de seulement 0,2% au quatrième trimestre, avant de rebondir à 0,4% à chacun des deux suivant.
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