Le SPD allemand devance de justesse la CDU/CSU
Une page est bel et bien en train de se tourner en Allemagne. Les élections fédérales qui se sont tenues dimanche mettent un terme à 16 ans de règne de la chancelière Angela Merkel, qui ne brigue pas de nouveau mandat.
Les sociaux-démocrates allemands sont arrivés premiers, mais de peu, selon des estimations publiées dans la soirée. Ce qui les plaçait en bonne position pour diriger un gouvernement pour la première fois depuis 2005.
Dimanche soir, le SPD était donc crédité de 26% des voix, devant le bloc conservateur CDU/CSU de la chancelière qui obtiendrait 24,5%, selon les projections de la chaîne ZDF. L’extrême-droite (AfD) était créditée de 10,9% des voix. Le SPD obtiendrait 200 à 209 sièges, les Verts 113 sièges, le FDP 92 à 94 sièges, et la CDU/CSU 198 sièges.
Ce résultat serré va se traduire par de longues discussions en vue de former une coalition gouvernementale.
Dimanche soir, les deux formations estimaient être en mesure de prendre la tête du prochain gouvernement. Mais si la tendance en faveur du SPD se confirme, l’actuel ministre des Finances Olaf Scholz, âgé de 63 ans, pourrait bien devenir le prochain chancelier. Un résultat inespéré pour le ministre, dont la popularité a été assombrie par une récente enquêtesur l’agence gouvernementale de lutte contre le blanchiment d’argent. Il semblait en bonne position dimanche soir : parce que le SPD était légèrement en tête, et parce que la dynamique était de son côté (+5 point par rapport à 2017), alors que la CDU-CSU fait le pire score de son histoire.
Le candidat du SPD pourrait s’allier avec les Verts, mais aura besoin d’un second partenaire pour faire une majorité, sans doute les Libéraux du FDP.
«Nous sommes désormais en avance dans tous les sondages», a déclaré Olaf Scholz lors d’une table ronde avec d’autres candidats après le vote. «C’est un message encourageant et un mandat clair pour s’assurer que nous obtenons un bon gouvernement pragmatique pour l’Allemagne», a-t-il ajouté, après s'être adressé plus tôt aux partisans en liesse du SPD.
Il deviendrait le quatrième chancelier SPD de l’après-Guerre après Willy Brandt, Helmut Schmidt et Gerhard Schroeder.
Le principal rival d’Olaf Scholz, le candidat des conservateurs Armin Laschet a, lui, signifié que les conservateurs n'étaient pas encore prêts à concéder la défaite.
Tous deux ont déclaré qu’ils visaient à conclure un accord officiel de coalition avant Noël. D’ici cet accord, Angela Merkel, 67 ans, assurera l’intérim à la tête du pays.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions anticipent toujours une résistance des Bourses
Les Bourses japonaises et américaines devraient à peine progresser sur les six prochains mois. Paris dispose de près de 4% de potentiel de hausse, juste de quoi effacer le retard accumulé depuis le début de l’année. -
Les gérants affichent toujours un portefeuille offensif
Les actions pèsent encore 50%, tandis que l’obligataire progresse de deux points à 43%. Signe de relative confiance, la poche de cash retombe sur ses plus bas. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène. -
Google fait son grand retour dans la compétition aux modèles d’IA de pointe
Google a lancé, jeudi 1er octobre, un nouveau modèle d'IA haut de gamme, Gemini 4 Argon, testé par quelques partenaires de confiance. Avec Anthropic et OpenAI, tous rivalisent sur la puissance de leurs outils d’IA, alors même qu'ils appellent publiquement à la modération. -
L’inflation japonaise s'emballe et renforce les anticipations de hausse de taux
Les prix à la consommation augmentent plus vite que les prévisions et dépassent la cible de la banque centrale, tandis que les entreprises industrielles affichent leur optimisme. Les conditions sont réunies pour la poursuite de la normalisation de la politique monétaire. -
Les spécialistes des taux s’inquiètent pour l’inflation et pour l’euro
Les panélistes interrogés par L’Agefi ont augmenté leurs attentes de hausses de taux pour les quatre grandes banques centrales. Et également pour les taux longs.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- Le Crédit Agricole lance avec Amundi son offensive dans le capital naturel
- Xavier Laborde : «J’ai appris à garder mon énergie, sans être un yes man»
- L’Autorité européenne des marchés fixe ses priorités pour 2027
- Fidelity International veut être le «partenaire retraite» des Européens
- Didier Deleage prend les rênes de la Direction de la gestion d'actifs de l'AMF
Contenu de nos partenaires
-
BougeotteÇa swingue dans les conseils d'administration du CAC 40
Le renouvellement des conseils d’administration devient un sujet de stratégie à part entière. En France, les entreprises du CAC 40 ont davantage recruté en 2025 et privilégient les profils plus transversaux, souligne une étude du cabinet Heidrick & Struggles -
Force majeureCernés par la menace iranienne, Riyad et Abu Dhabi contraints de se reparler
Les deux pays du Golfe entretiennent une intense rivalité, mais les récentes avancées des Houthis au Yémen pourraient bien les pousser à se rapprocher -
MaydayTaxes et colère lycéenne : le budget de Sébastien Lecornu encaisse un atterrissage brutal
Pendant des semaines, le Premier ministre a préparé dans l'ombre son budget pour la France. A l'instant où il a allumé la lumière, la colère lui est tombée dessus