Le secteur immobilier américain peine à sortir de sa déprime
L’indice Case-Shiller a encore reculé sur un an en octobre. La baisse touche presque toutes les grandes métropoles américaines
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Solenn Poullennec
Les prix de l’immobilier ont continué de reculer aux Etats-Unis. Selon l’indice Case-Shiller publié par Standard & Poor’s, les prix des maisons dans vingt des plus importantes villes américaines ont diminué de 3,4% sur un an en octobre (contre -3,2% attendu par le consensus Bloomberg). Seules les villes de Detroit et de Washington échappent à cette morosité ambiante. Sur la même période, les prix y progressent de respectivement 2,5% et 1,3%. Les villes les plus touchées sont Atlanta (-11,7%), Las Vegas (-8,5%) et Minneapolis (-8,4%).
Sur un mois, les prix des maisons ont reculé de 1,2% dans les vingt villes sondées. Denver et Washington voient le coût du logement progresser, corrigé des variations saisonnières. Mais l’évolution est quasi symbolique : 0,5% et 0,3% respectivement.
Autant de données qui confirment que le secteur immobilier américain est loin d’être sorti de la crise dans laquelle il est tombé il y a plus de cinq ans. Et ce malgré les actions menées pour le ranimer. Dans le cadre de son opération Twist, la Fed a acheté des titres adossés à des crédits hypothécaires (mortgage-backed securities) pour faire baisser les taux. Mais ce ne sont pas seulement des taux bas qui vont permettre au marché de se redresser: les analystes rappellent souvent que les ménages peinent aussi à accéder au logement à cause de leurs mauvais antécédents bancaires.
En octobre, l’Agence fédérale de financement du logement (FHFA), a aussi proposé de faire bénéficier davantage de ménages de son programme d’aide au refinancement des crédits (Home Affordable Refinance Program). Il offre des taux bas à ceux dont le logement vaut bien moins que leur dette.
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