Le secteur des services aux hedge funds suscite les convoitises
TPG laisse la voie libre au fournisseur de logiciel SS&C Technologies (SS&C) dans la reprise de GlobeOp. Semblant ainsi mettre un terme à la bataille boursière entourant le fournisseur de services aux hedge funds, le fonds d’investissement a indiqué vendredi dernier ne pas vouloir relever son offre, annoncée début février, de 435 pence par action. Celle de son concurrent, réalisée début mars à 485 pence par action, valorise ainsi la société cotée à Londres à 566 millions de livres (693 millions d’euros) hors dette.
Après une «étude approfondie, TPG a estimé qu’une offre améliorée ne pourrait pas permettre de générer des rendements suffisamment solides pour l’ensemble des actionnaires», a déclaré le fonds d’investissement. Les analystes misaient pourtant sur un relèvement de l’offre. «Il existe du potentiel pour une meilleure offre (de TPG), la valeur de GlobeOp étant appelée à croître au regard de l’accroissement de ses actifs administrés», relevait Oriel Securities, dans une note datant de mars. Selon le bureau d’étude, l’offre de TPG représente «le strict minimum».
Sur le premier trimestre, GlobeOp, qui offre des services reposant sur le calcul des commissions de gestion et de performance et la détermination de la valeur d’actif net des hedge funds, a vu le montant des actifs administrés pour ses clients croître de 7,5% en trois mois, à 187 milliards de dollars (142 milliards d’euros).
Les actionnaires de GlobeOp ont jusqu’à cet après-midi pour accepter l’offre de SS&C. Peu d’entre eux se sont jusqu’à présent prononcés, misant sur une offre améliorée de TPG, selon les analystes. L’offre de SS&C offre une prime de 80% par rapport au cours de GlobeOp avant l’annonce des premières discussions de rachat début janvier. Alors que GlobeOp a clôturé jeudi dernier à plus de 490 pence, au-dessus du niveau de l’offre de SS&C, le titre a baissé vendredi de 1,58%, à 482,5 pence.
Selon plusieurs observateurs, le projet de reprise S&C permettra de dégager des synergies, moins évidentes pour des acteurs comme TPG et Advent, autre fonds d’investissement qui avait aussi été un temps dans la course.
GlobeOp apparaît comme une nouvelle tentative ratée pour TPG d’investir dans les services financiers. En 2008, le fonds avait renoncé à prendre une participation dans Bradford & Bingley, suite à une dégradation par Moody’s de la société de crédit immobilier britannique.
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes. -
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment. -
Les dettes subordonnées bancaires affichent une résistance plus structurelle aux crises
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs. -
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront maintenant se prononcer sur ce projet de nomination.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France