Le scandale de Wenzhou traduit l’ampleur du « shadow banking » en Chine
Les autorités locales ont mobilisé 1 milliard de yuans dans un fonds d’urgence destiné à parer la faillite de dizaines d’entrepreneurs locaux
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Grandeur et décadence de Wenzhou. Située dans la province du Zhejiang à l’est de la Chine et devenue le symbole des problèmes de financement des PME qui ont souffert du resserrement du crédit et se sont tournées vers le «shadow banking», cette ville qui compte plus d’un million d’habitants a dû mobiliser 1 milliard de yuans (114 millions d’euros) dans un fonds de financement d’urgence destiné à parer la faillite et la fuite de dizaines d’entrepreneurs locaux. Le fonds, actif depuis fin octobre, devrait offrir des prêts allant jusqu’à 20 millions de yuans d’une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans, selon l’agence officielle Xinhua News.
En contrepartie, les entreprises financées devront montrer patte blanche. Des activités «performantes» et des actifs plus importants que leurs dettes seront exigés par les autorités pour sauver les sociétés en demande de financement, selon le rapport cité par l’agence. Incapables de payer des intérêts allant jusqu’à 50% aux véhicules de prêts, plus de 80 entrepreneurs ont fui la ville, se sont suicidés ou ont dû mettre leur société en faillite depuis avril.
«Le gouvernement de Wenzhou travaillant en collaboration avec les autorités centrales, les banques et les entreprises locales pour stabiliser le crédit dans l’économie, nous pensons que le pire en termes de panique et d’hystérie entourant la chute des crédits informels devrait toucher à sa fin» estime cependant Tao Wang, économiste chez UBS. Si ce dernier juge que le cas de Wenzhou n’est pas représentatif de la situation du pays, la finance de l’ombre a malgré tout pesé 40% des prêts accordés au premier semestre, selon Dragonomics. Un problème suffisamment préoccupant pour mobiliser Pékin.
Le gouvernement a lancé un projet pilote permettant à quatre collectivités, dont la province de Zhejiang, d’émettre des obligations à 3 et 5 ans directement sur le marché pour un montant qui pourrait atteindre entre 20 et 30 milliards de yuans d’ici la fin de l’année. Mais les autorités ont surtout lancé un vaste plan de soutien aux PME qui fournissent 80% des emplois et pèsent plus de 50% de l’activité du pays. La Commission de régulation bancaire a récemment exhorté les banques à prêter davantage aux petites entreprises. Certaines banques pouvant même être autorisées à émettre des titres spécifiques destinés à financer les PME.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve