Le rythme de recul des prix ralentit en zone euro

Les premiers chiffres publiés pour février en Espagne, en Italie et en Allemagne laissent attendre ce matin un chiffre d’inflation moins faible que prévu en zone euro.
Alexandre Garabedian

L’inflation en zone euro pourrait déjà avoir touché son creux en janvier. Les premières estimations parues vendredi en Espagne, en Italie et en Allemagne laissent attendre une moindre contraction des prix en février dans la région, alors que la statistique doit être publiée ce matin.

Outre-Rhin, l’indice des prix calculé aux normes harmonisées européennes (IPCH) est encore en recul de 0,1% sur un an, mais la baisse est nettement moins prononcée que celle de janvier (-0,5%). L’indice core, qui exclut les effets volatils aux prix du pétrole et des produits alimentaires, a progressé de 0,1 point à 1,2%. En Espagne, les prix se sont contractés à un rythme annuel de 1,2% en février après 1,5% en janvier. En Italie, l’écart est de 0,6 point et l’évolution des prix est redevenue positive, à 0,1%.

Ces publications supérieures aux attentes laissent augurer d’une amélioration pour l’ensemble de la région. «L’inflation de la zone euro devrait ressortir à -0,4%, en février, en hausse après le point bas de -0,6% de janvier. Les risques sur la prévision nous semblent légèrement haussiers. La chute du prix du pétrole s’est arrêtée en février», estiment les économistes de Natixis. Tombé jusqu’à 46,6 dollars, le prix du baril de Brent semble se stabiliser depuis trois semaines aux alentours de 60 dollars. «Parallèlement, le taux de change de l’euro s’est déprécié. L’inflation sous-jacente devrait se stabiliser à +0,6%», poursuivent les économistes de Natixis.

Ces chiffres restent encore très loin de l’objectif de la Banque centrale européenne, visant une inflation «inférieure à mais proche de 2%», et montrent que la déflation est à l’œuvre dans des pays comme l’Espagne. La BCE devrait d’ailleurs annoncer jeudi, à l’occasion de la réunion de son conseil des gouverneurs, une révision de ses perspectives de croissance et d’inflation. Avec un fort ajustement à la baisse pour 2015, puisque les prévisions actuelles de la BCE tablent sur une hausse des prix de 0,7% cette année. Pour l’an prochain, la banque pourrait en revanche réviser en hausse de 0,1 point son estimation, à 1,4%, compte tenu des effets de base, estime Citigroup.

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