Le rôle de « réserve de valeur » de l’or revient à l’ordre du jour
En mai dernier, nous avions montré à quel point la phase de déclin du pouvoir d’achat de l’or contre les principales devises mondiales, amorcé au début des années 80, avait laissé la place à un rattrapage sensible du métal jaune depuis le début de la décennie, ce rebond étant lié à la mise en place de politiques monétaires accommodantes ces dix dernières années.
La politique monétaire de la Fed a été très laxiste depuis 2008 et est appelée à le rester pour des années encore, avec un niveau de création monétaire bien plus massif qu’il ne l’avait été à la fin des années 1970 - lorsque les taux d’intérêt réels sont devenus négatifs pour une période prolongée. Compte tenu du nouveau programme de «quantitative easing» récemment annoncé - et de ceux qui pourraient bien suivre! - tout porte à croire que les tensions inflationnistes vont revenir en force au cours des prochaines années. Le résultat sera vraisemblablement une poursuite de la flambée des cours de l’or et de la plupart des autres matières premières.
Les deux graphiques ci-contre montrent à quel point le pouvoir d’achat du dollar n’a cessé de décliner depuis la création de la Réserve fédérale en 1913, compte tenu de l’impact de l’inflation. Au-delà de son caractère de «valeur refuge» en période de montée de l’aversion pour le risque - phénomène bien évident en 2008 et 2009 - l’or joue donc bien un rôle de réserve de valeur sur longue période et ce notamment par rapport au dollar, dont la valeur relative semble vouée à baisser contre la plupart des actifs. Alors qu’une banque centrale peut facilement accélérer la création monétaire, peu d’éléments peuvent avoir un réel impact sur l’offre de métal jaune, par définition limitée.
Plus d'articles du même thème
-
«Nous avons ramené les portefeuilles vers une légère surpondération des actifs risqués»
Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée, Allianz Global Investors -
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026. -
La croissance chinoise résiste contre vents et marées
La Chine se montre résiliente, avec 1,3% de croissance au premier trimestre. En revanche, la crise immobilière n’est pas encore résolue et pèse toujours sur la consommation des ménages. -
Roquette émet une obligation hybride de 600 millions d'euros
Les produits nets de l'émission des obligations seront utilisés pour des besoins courants d’entreprise. -
EXCLUSIFWemo Reim change la structure de frais de sa SCPI Wemo One
Quelques semaines après avoir revalorisé son prix de part, la société a fait voter deux résolutions majeures à une large majorité lors de l'assemblée générale vendredi 17 avril. -
Partners Group lève 9 milliards de dollars dans le secondaire
Composée d’un fonds fermé et de mandats, l'enveloppe collectée par la société helvétique s’inscrit dans la dynamique d’un segment devenu stratégique pour la liquidité des investisseurs.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ?
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Arkéa AM se rapproche de son objectif d’encours à 2030
- Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat