Le risque Dubai World et la dégradation de la Grèce ont soutenu la volatilité implicite
A moyen terme, la tendance reste néanmoins à l’apaisement
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Jérôme DENEAUX, NewEdge
La reprise économique mondiale s’esquisse grâce aux plans de relance du G20. La confiance des ménages et des industriels retrouve ses niveaux d’avant-Lehmann. L’économie américaine ne détruit quasiment plus d’emplois. Néanmoins des risques pèsent sur la croissance. Le PIB américain a été confirmé en hausse de seulement 2,8% annualisée au troisième trimestre, en raison de la révision à la baisse de la contribution de la consommation des ménages. La chute des destructions d’emplois est due à la hausse du travail temporaire et à la création de 50.000 postes dans le secteur public. Il y a donc du mieux mais qui demande confirmation.
Dans ce contexte mitigé le future Bund restait ancré dans son corridor 120,5-122,5 avant que les craintes de défaut de Dubai World nous rappellent que des répercussions de la crise peuvent encore survenir.
La volatilité implicite (VI) sur le 10 ans obligataire a logiquement rebondi sur son support (5,5%) pour atteindre les 6,25% fin novembre. Néanmoins le soutien de la banque centrale des Emirats arabes unis a permis une détente de la VI, malgré une nouvelle réaction du marché suite à la dégradation de la Grèce par Fitch.
La différence de VI entre calls et puts, en faveur de ces derniers, indique que les opérateurs de marchés ne croient pas totalement à une forte baisse prochaine des rendements obligataires, pas plus qu’à une forte hausse d’ailleurs, l’inflation étant faible et les taux de refinancement auprès des banques centrales restant sur de bas niveaux.
Les stratégies de ventes de call et de put spreads semblent donc toujours d’actualité et à privilégier par rapport à la vente de straddles et de strangles, comme nous l’a rappelé le pic de VI de fin novembre.
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