«Le risque de défaut de la Grèce reste important quel que soit le nouveau PSI»

Nordine Naam, stratégiste taux et change chez Natixis
Solenn Poullennec

L’Agefi : Les dégradations récemment annoncées vont-elles peser sur l’euro/dollar ?

Nordine Naam : Les dégradations étaient largement intégrées dans le marché. Et le succès des émissions en Italie et en Espagne montre que les investisseurs semblent rassurés sur la capacité de ces pays à se refinancer seuls. L’euro/dollar a toutefois peu rebondi par rapport aux autres devises au regard du regain d’appétit pour le risque, lié aussi à l’amélioration des indicateurs en Chine, aux Etats-Unis et en Allemagne ainsi qu’à la volonté du FMI de renforcer ses ressources financières pour aider les Européens. De fait, les risques n’ont pas complètement disparu. Le risque de défaut de la Grèce reste important quel que soit le nouveau PSI (plan de participation du secteur privé), sachant que la Grèce restera insolvable. De même, une croissance européenne bien plus faible que prévu dans les pays périphériques risque de mettre à mal le respect des objectifs de déficits publics et par là, entretenir les craintes de nouvelle dégradation des notes des pays périphériques. A court terme, nous restons donc prudents avec un euro/dollar qui devrait revenir vers 1,25.

Qu’est-ce qui vous fait parier sur un maintien de la parité euro/livre à 0,82 à six mois ?

Notre anticipation d’une parité euro/livre à 0,82 est basée sur un euro qui demeurerait relativement faible et tient au fait que la livre resterait une devise refuge malgré des fondamentaux britanniques très négatifs. La croissance est particulièrement décevante et la Banque d’Angleterre pourrait renforcer son programme d’achats de Gilts pour soutenir l’économie. Nous sommes en revanche négatifs sur la livre/dollar qui devrait tester 1,52.

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