Le retour à la croissance se poursuit mais son intensité reste faible
La volatilité implicite des options Bund devrait rester dans un couloir étroit de 5,50 % à 6,50 %
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Jérôme Deneaux, Newedge
Au cours du dernier mois, nous sommes passés d’une certaine euphorie des opérateurs, suite à des indicateurs macroéconomiques plaidant pour une sortie en V de la plus grave récession depuis la fin de la seconde guerre mondiale, à un scénario en W. La réalité est certainement entre les deux.
Le Newedge Economic Surprise Index montre que le retour à la croissance ne perd pas de sa vigueur, mais plus encore, que les attentes des économistes se sont modifiées vers le haut. En effet, bien que publié sous les attentes, l’IFO progresse. Le ZEW, malgré une légère correction, reste proche de ses plus hauts et bien au-dessus de sa moyenne. Les PMI manufacturier et du secteur des services ont, quant à eux, surpris positivement.
Même si son intensité reste faible, le retour à la croissance semble donc se poursuivre. Mais les risques restent importants en raison de la montée du chômage et de la baisse de la consommation. Cette situation incite les banques centrales à poursuivre une politique très accommodante, d’autant plus que l’inflation semble durablement ancrée sous le niveau cible de la BCE.
Dans ce contexte, le marché obligataire devrait rester dans sa tendance haussière voire neutre à court terme. Ainsi, la volatilité implicite du Bund qui a connu quelques soubresauts dans la baisse, devrait évoluer dans un couloir étroit (5,50-6,50 %). Le smile a retrouvé une pente négative classique, soulignant que les opérateurs ne craignent plus un nouveau rally obligataire lié à l’effondrement des Bourses et à un retour de l’aversion pour le risque.
Des achats de put spreads qui profiteront de la récente baisse des rendements obligataires et du smile, seront utiles en cas de baisse limitée du Bund Z9 (supports importants à 121,25 et 120,66).
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