«Le resserrement des primes de risque n’est pas justifié»
Pierre Wrobel, spécialiste produit obligataire chez Allianz Global Investors
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Comment voyez-vous évoluer le marché du high yield d’ici à la fin de l’année?
- Pierre Wrobel : La prime de risque systémique liée au risque d’éclatement de la zone euro a été réduite par la possibilité d’achats illimités de titres de la BCE. Elle est perçue par nombre d’investisseurs comme une opération de «quantitative easing» (assouplissement monétaire). Ce risque ayant été neutralisé, nous ne le voyons pas se matérialiser à nouveau. Toutefois, le risque spécifique devrait surgir à nouveau. Il a été masqué par les récentes injections de liquidités dans le marché, mais le resserrement des primes de risque dont nous avons été témoins depuis le début de l’été n’est pas justifié par l’amélioration des fondamentaux. La publication des résultats des entreprises pour les deuxième et troisième trimestres mettent en exergue une légère détérioration de l’environnement opérationnel. Compte tenu de la lente dégradation de l’environnement macroéconomique, nous nous attendons à une hausse de la dispersion du risque à la fin 2012 ou au début 2013.
- Dans ce contexte, quelle est votre stratégie?
- Le positionnement de notre fonds Allianz Euro High Yield s’appuie sur les fondamentaux du marché dans une perspective de moyen terme. Certains émetteurs que nous connaissons bien sont capables de résister à un environnement de croissance molle car ils ont appris à faire mieux, en réduisant les coûts, et non plus en cherchant une croissance à tout prix. En ce qui concerne les financières, nous restons extrêmement prudents, en raison de l’incertitude du cadre réglementaire. Nous nous positionnons essentiellement sur des titres seniors de maturité courte et restons très sélectifs sur les titres subordonnés.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
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Un tremblement de terre de magnitude 7,7 a été enregistré dans l’est de l’Indonésie. Il a provoqué la mort d’au moins 38 personnes. L’alerte au tsunami a été levée
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