Le renminbi est amené à occuper une place croissante à l’international

L’enquête annuelle de HSBC montre que 17% des entreprises commerçant avec la Chine utilisent déjà le renminbi pour le règlement de leurs échanges.
Patrick Aussannaire

Le renminbi (RMB) est entré dans la cour des grands. L’enquête menée par HSBC auprès de 1.610 entreprises dans 14 pays faisant commerce avec la Chine montre qu’elles sont déjà 17% à utiliser la devise chinoise pour le règlement de leurs échanges commerciaux. Parmi elles, 25% se couvrent contre les variations de change et plus de la moitié (56%) prévoient une augmentation de leurs activités transfrontalières en devise chinoise au cours des douze prochains mois avec un optimisme particulier aux Etats Unis (65%), au Royaume Uni (64%) et en Allemagne (60%). Parmi les entreprises qui n’utilisent pas encore le RMB comme monnaie de règlement, elles sont même 27% à prévoir de le faire au cours des prochains mois.

Si Swift indiquait mardi que le RMB est retombé au septième rang des devises de paiements internationaux en février avec une part de 1,81%, il ajoute que «le soutien de plus en plus de pays, au-delà de Hong Kong, met en évidence l’usage international de la devise, laissant envisager le potentiel pour de futurs centres de compensation et la poursuite de son développement». 34% des entreprises interrogées par HSBC voient d’ailleurs le RMB comme une devise incontournable du commerce international d’ici à 5 ans. La mise en place du «Shanghai Free Trade Zone», de «cash pooling» pour les entreprises et l’assouplissement de leurs conditions d’emprunts en RMB, ainsi que la multiplication des centres offshore montrent les ambitions de Pékin.

Les banques centrales interrogées par HSBC prévoient que la moitié du commerce de la Chine sera réglé en RMB d’ici à 2020, et qu’il sera totalement convertible d’ici à 2017, ce qui lui permettrait de représenter plus de 10% des réserves mondiales en 2025. SG CIB estime qu’elles sont actuellement près de 40 à avoir investi entre 48 et 156 milliards de dollars dans des actifs libellées en RMB, soit de 0,8% à 2,6% des réserves répertoriées par le FMI.

Pékin a montré un fort intérêt à voir sa devise intégrée dans le panier des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds, aujourd’hui restreint au dollar, à l’euro, à la livre sterling et au yen. «Si l’utilisation du RMB comme devise d’investissements reste inférieure à celle des devises du DTS, la libération rapide des comptes de capitaux et la popularité croissance du RMB dans les transactions internationales constituent un solide argument pour une inclusion cette année», estime SG CIB.

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