Le rehausseur de crédit Ambac pourrait tomber dans l’escarcelle de Wilbur Ross
Le directeur de l’assurance de l’Etat de New York a indiqué que le règlement des problèmes du secteur de l’assurance «monoline» sera long
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Kaysser Cherif
Les rehausseurs de crédits restent au centre des préoccupations des investisseurs. Alors que dans la journée, le directeur de l’assurance de l’Etat de New York avait indiqué que «tout plan destiné au règlement des difficultés des rehausseurs de crédit prendrait un certain temps en raison de la complexité des questions impliquées et du nombre de parties concernées,» l’action Ambac avait chuté de 12,9 % en séance sur le New York Stock Exchange pour finir à 11,33 dollars. Mais dans les transactions hors séance, le titre qui a chuté de plus de 85 % par rapport à son niveau du début 2007 remontait à 12,18 dollars.
En effet, le milliardaire Wilbur Ross a engagé des discussions sérieuses en vue du rachat du spécialiste du rehaussement de crédit Ambac Financial Group, a rapporté hier soir le quotidien britannique Evening Standard. Selon le journal, les discussions avec Ambac sont «sérieuses et avancent bien.» Ambac, qui assure environ 555 milliards de dollars de dettes contre les risques de défaut, a renoncé la semaine dernière à lever un milliard de dollars de capitaux frais, arguant de conditions de marché défavorables.
Or, Wilbur Ross, qui a construit sa fortune en investissant dans les secteurs en détresse, avait déjà déclaré en décembre s’intéresser au secteur du rehaussement de crédit. Mais à ce stade, rien n’est encore acquis. Selon l’édition du jour du Financial Times, des fonds de capital-investissement, tels TPG, ou des investisseurs comme Wilbur Ross ou encore des sociétés de gestion d’actifs envisagent de créer des assureurs «monoline» à l’image de ce qu’a réalisé ce mois-ci Warren Buffet. Ces projets seraient à même de gêner les efforts actuels pour sauver les rehausseurs de crédits en difficultés comme Ambac, MBIA ou encore MGIC dont la note a été mise sous surveillance négative par Standard & Poor’s (S&P) après que ce dernier a déclaré le 22 janvier dernier qu’il prévoit de publier une perte pour le compte du quatrième trimestre de 1,3 milliard de dollars.
D’autant que les efforts déployés par Eric Dinallo, directeur de l’assurance de l’Etat de New York, pourraient restés vains tant les difficultés du secteur paraissent importantes. D’ailleurs, selon Sean Egan d’Egan-Jones Ratings cité par le journal britannique, The Times, « les principaux rehausseurs de crédits auraient besoin au total de 200 milliards de dollars d’injection en capital pour garder leur note de crédit «AAA»,» ce qui est loin des 15 milliards évoqués dans le cadre du plan d’Eric Dinallo.
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