Le régulateur suisse craint qu’UBS et Crédit Suisse annoncent de nouvelles pertes
Ces nouvelles dépréciations seraient liées plus largement aux activités de cartes de crédit ou de prêts
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
La crise prendrait-elle une autre dimension ? Alors que pour la première fois un groupe industriel, Bristol-Myers-Squibb en l’occurrence, annonce une dépréciation de 275 millions de dollars liées à des obligations CDO (lire page 7), le régulateur suisse s’inquiète de nouvelles dépréciations qui toucheraient des grandes banques suisses, mais qui ne seraient plus seulement liées à la déconfiture du crédit immobilier américain.
La Commission fédérale des banques (CFB) s’attend à ce qu’UBS et Credit Suisse inscrivent de nouvelles pertes dans leurs comptes. «Les risques aujourd’hui ne se limitent plus au subprime. Ils débordent désormais sur les cartes de crédit et les prêts aux entreprises et aux particuliers», a déclaré son président, Daniel Zuberbuehler, dans un entretien publié jeudi, dans le quotidien Blick. «Aussi longtemps que durera la crise, il y aura de nouvelles dépréciations», a-t-il dit, en faisant référence à UBS. «On ne peut exclure que d’autres problèmes surviennent», a-t-il ajouté.
Plus généralement, «les gens se demandent quels seront les prochains krachs, c’est-à-dire les secteurs qui seront les prochains à se retrouver sous pression... Il n’est pas exclu que la situation empire encore», a ajouté Daniel Zuberbühler. «Les banques européennes, en particulier en Grande-Bretagne, devront faire face cette année au ralentissement d’une économie domestique difficile».
Mercredi, UBS a annoncé pour le dernier trimestre quatre milliards de dollars de dépréciations supplémentaires par rapport à ses précédentes estimations, soit au total 18,4 milliards de dollars de dépréciations en 2007 . «C’est une mauvaise nouvelle pour le secteur bancaire, montrant à quel point le marché des papiers titrisés a été défavorable au quatrième trimestre. Cela pourrait préfigurer d’autres mauvaises surprises», commente Dirk Becker, analyste chez Kepler Equities, cité par Reuters. Il s’agit du premier résultat négatif du groupe depuis sa fusion avec la Société de Banques suisses (SBS) il y a dix ans.
Quelques jours plus tôt, Credit Suisse avait indiqué son intention de supprimer environ 500 emplois dans ses activités de banque d’investissement. Mercredi, Standard & Poor’s a revu la note d’UBS de stable à négative, celle de Credit Suisse de positive à stable. Celui publie ses résultats le 12 février.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon