Le recul de la dette crédibilise un déficit à 4,5% du PIB en 2012
Au plus bas dans les sondages et plombé par une nouvelle hausse du chômage au plus haut depuis quinze ans, François Hollande aura sans doute trouvé quelques motifs de consolation à la lecture des dernières statistiques de l’Insee. D’une part l’institut a fait état d’une amélioration du moral des ménages français en décembre, une première depuis le mois de mai.
L’indicateur de confiance des ménages qui permet d’anticiper l’évolution de la consommation a gagné 2 points par rapport à novembre pour s’inscrire à 86 points. Cette amélioration s’explique en partie par leur perception d’un recul de l’inflation, un sentiment favorable au pouvoir d’achat. L’autre éclaircie est venue des chiffres sur la dette publique française qui représentait 89,9% du PIB à la fin septembre contre 91% à fin juin, selon l’Insee.
La dette nationale a en effet reculé de 14,5 milliards d’euros au cours du dernier trimestre pour atteindre 1.818,1 milliard fin septembre. Dans le détail, cet assainissement est essentiellement dû à l’effort prodigué par les administrations centrales et à des effets saisonniers. La dette de l’Etat a en effet diminué de 13,8 milliards sur la période de juillet à septembre pour se chiffrer à 1.419,4 milliards.
Outre la dette de l’Etat, la dette nationale comprend aussi celles des administrations de Sécurité sociale, des administrations publiques locales, et des organismes divers d’administration centrale, selon les critères de Maastricht. Si au troisième trimestre, les administrations de Sécurité sociale ont réduit leur endettement de 1,1 milliard, celui des administrations publiques locales a en revanche légèrement augmenté de 400 millions. Autre source de réduction du déficit: la baisse de l’endettement via des bons du Trésor. L’Etat a réduit de 7,6 milliards sa dette en titres négociables à court terme et de 15,7 milliards à moyen terme.
Pour Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas CIB, ces chiffres confirment la capacité du gouvernement à atteindre son objectif de déficit fixé à 4,5% du PIB pour 2012.
Mais le respect de la feuille de route pour les prochaines années sera aussi lié à la capacité à créer de la croissance. L’annonce hier d’une nouvelle hausse du chômage (+0,9%) en novembre montre que l'équation budgétaire sera difficile à tenir. La France compte désormais 3.132.600 demandeurs d’emplois.
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