Le recentrage d’Akzo Nobel devrait renforcer sa croissance bénéficiaire
Les synergies ne seront pas compromises par les effets de change ou l’affaiblissement des marchés occidentaux, souligne le PDG Hans Wijers
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Yves-Marc Le Reour
Année charnière en 2007 pour Akzo Nobel. Après avoir cédé au printemps dernier son activité pharmaceutique à l’américain Schering-Plough pour 11 milliards d’euros, il a obtenu en octobre l’aval des actionnaires d’ICI pour acquérir le chimiste britannique, moyennant 8 milliards de livres (soit 11,5 milliards d’euros) payés en cash. Les résultats 2007 meilleurs qu’attendu portent néanmoins la trace de cette transformation, la pharmacie ayant été déconsolidée à partir de mi-novembre alors que l’intégration d’ICI, dont une partie des activités sera revendue à Henkel, est effective depuis le 2 janvier 2008. Sur une base pro forma, les revenus du groupe auraient donc atteint 14,4 milliards d’euros l’année dernière, contre 10,2 milliards pour le chiffre d’affaires publié, la marge opérationnelle ressortant alors à 9,8 % contre 9 % et la marge nette à 6,5 % contre 5,7 %.
Contacté par L’Agefi, le PDG Hans Wijers a précisé que « 75 % des 4 milliards de revenus apportés par ICI concernent l’activité peintures, environ 600 millions sont imputables aux spécialités chimiques et les 400 millions restants consolident la division de revêtements industriels ». D’autre part, l’objectif de parvenir à des synergies « estimées pour l’instant à 280 millions d’euros sur une base annuelle d’ici à 2010 » sera actualisé en avril prochain. S’ils se poursuivent, les effets devises défavorables sur le chiffre d’affaires (impact négatif de 3 % au quatrième trimestre) ne compromettront pas pour autant ces économies de coûts car la masse critique obtenue dans chacune de ses trois activités « renforcera la capacité de négociation du groupe vis-à-vis de ses fournisseurs, lui permettant ainsi de mieux résister à la hausse des matières premières ».
Bien que le ralentissement de la construction en Europe et aux Etats-Unis ne puisse laisser totalement immune sa division peintures, « le segment de la rénovation est beaucoup moins cyclique que celui des logements neufs », tempère Hans Wijers. ICI offre d’autre part au groupe une exposition accrue aux marchés dynamiques d’Amérique du Sud et d’Asie (27 % des revenus combinés en données pro forma). Rassurés par ces perspectives, une hausse de 50 % du dividende et un plan de rachat d’actions de 3 milliards d’euros, les investisseurs ont fait gagner hier plus de 9 % à l’action qui a terminé à 52,2 euros, tandis que le Dow Jones 600 cédait 1,3 %.
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